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Entraînement

Lundi 28 janvier 2008

A propos d'entraînement ... 

undefined  Et alors me direz vous? C'est vrai que de très nombreuses choses ont été dit depuis de longues années sur le sujet de l'entraînement, mais j'avais envie de vous exposer ma vision des choses sur les aspects qui me semblent importants. Je vais essayer d'aborder des sujets intéressants, de façon pédagogique, et  sans trop entrer dans les détails souvent rébarbatifs. 
Je mettrais régulièrement à jour la suite de mon article. En cliquant sur l'un des sujets en bleu proposés sur cette page, vous accéderez directement au dossier archivé concernant non seulement le dit sujet mais également tout ce qui aura été écrit auparavant. 
Alors n'hésitez pas à me laisser vos impressions et pourquoi pas vos questions... Votre opinion intéresse chacun d'entres nous.
                                                
                               @BientôtWILL  
*Le but de s'entraîner! * Schéma de base de l'entraînement 
*Personnalisation et suivi de l’entraînement
*Définitions pratiques  * Les filières énergétiques 
*La "Filière Aérobie" *La "Filière Anaérobie Lactique"
*La "Filiere Anaérobie Alactique"  
* Le "seuil anaérobie"
*Comment élever sa PMA ou son "seuil anaérobie"?
*Seuils et pourcentages
 

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*Comment travailler pour progresser
*Approches des différentes formes de fractionnés
*Phénomènes de surcompensation
*Notion de "puissance efficace"
*La récupération
*Autre approche de la notion de puissance

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@BientôtWILL

 

Par @WILL
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Jeudi 1 novembre 2007

S'entraîner pour s'améliorer

 

" …Le but d’un entraînement à long terme est d’augmenter ses capacités cardio-vasculaires, ses capacités de puissance, de vélocité, d’endurance et de résistance à l’effort. Pour cela il faut travailler et peaufiner ses qualités personnelles, ne pas négliger le travail de ses points faibles, tout ceci en respectant son potentiel de base et ses capacités à mener à bien un tel objectif. Car bien entendu, le potentiel physiologique et biologique de chaque coureur diffère … ".   
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme ) 

  "… Les principes de base de l’entraînement d’un coureur professionnel, amateur, senior ou vétéran sont quasi les mêmes pour tous. Ensuite ce sont les volumes et les intensités de travail dans chaques filières, la manière de les agencer les unes par rapport aux autres, la récupération que l’on pourra y associer et l’assiduité dans les taches qui feront toute la différence…".  
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme )

  "… Enfin, je pense que l’objectif ultime de la progression chez un coureur cycliste est d’arriver, à partir d’un travail très spécifique, à repousser le plus loin possible le seuil d’effort à partir duquel le taux d’acide lactique dans le sang augmente très rapidement au point de créer un désordre physiologique et de perturber très nettement la performance musculaire. Plus ce moment crucial sera repoussé dans le temps et pendant votre effort, plus votre supériorité sera manifeste et incontestable… "   
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme )
                                                            
        

Schéma de base de l'entraînement  


Pour pouvoir s’adapter à tous les efforts qui mettent en jeu les qualités physiologiques nécessaires à augmenter ses capacités à l’effort cycliste, il est nécessaire et obligatoire dans un premier temps de travailler son potentiel cardio-vasculaire (endurance fondamentale de base) sans lequel aucune progression physique notable et efficace dans le temps n’est possible. L’oxygène étant transporté par le sang dans les muscles, l’objectif du travail en endurance est d’augmenter le volume cardiaque. Ainsi par la suite, à chaque battement de cœur, la quantité de sang envoyée vers les muscles sera plus grande et donc délivrera plus d’oxygène, augmentant ainsi les performance du sportif. Suivant les individus et le travail fourni, 6 à 8 semaines sont nécessaires pour mener à bien cet objectif.

Ensuite, et seulement à ce stade de la préparation, on peut envisager un travail plus spécifique, où les adaptations biologiques au travail effectué (efforts d’intensités et de durées variables et répétés : le fractionné) stimuleront et prépareront le métabolisme et l’organisme à reproduire ces schémas d’efforts plus intenses, voir très intenses.

Cette préparation n’est envisageable que si des phases de récupérations judicieuses et adaptées sont incorporées dans le programme. En effet, les périodes de récupération sont aussi importantes que les périodes d’entraînement pour envisager une progression efficace dans le temps.  


Importance de la personnalisation et du suivi de l’entraînement
 

  

L’entraînement du coureur cycliste, dépend de ses capacités physiques et de ses antécédents sportifs. Et là, j’insiste sur ce point ! En effet le contenu d’une préparation physique est l’apanage d’un seul et unique coureur. Si les grandes lignes d’un programme d’entraînement foncier restent quasi les mêmes pour tous, il peut devenir complètement aberrant (et pourtant la pratique se fait) de voir un sportif copier les plans d’entraînement spécifique d’un autre coureur sans l’avis d’un spécialiste. Tant de paramètres sont en jeu ! A tel point que non seulement le résultat escompté pour le travail effectué ne sera pas au RDV, mais en plus il risquerait d’apporter un résultat contraire à l’effet voulu : pas de résultat sportif, fatigue excessive, manque de motivation, forme et moral en chute libre, plus l’envie de s’entraîner, prise de poids …

Les aspects physiques, techniques, physiologiques, psychologiques et professionnels de chaque coureur peuvent en effet différer énormément. C’est donc l’ensemble de ces données qu’il faut savoir analyser pour éviter toutes les dérives et les mauvaises surprises après coup de ce genre d’approche anarchique de l’entraînement. Seul un coureur avisé ou un entraîneur expérimenté connaissant les différents composants de cette équation, peut mener à bien l’analyse des différents paramètres, les mettre en corrélation et les faire " parler ". Pour ce faire, un grand travail d’évaluations (avant, pendant, après) en partenariat avec le coureur qui rapporte ses ressentis du travail effectué sur le terrain, est indispensable crucial et incontournable. La réussite des programmes d’entraînement à court, moyen ou long terme du sportif dépend en très grande partie de cette franche et totale collaboration entre l’entraîneur et l’entraîné.

Cette collaboration cimentée par une confiance mutuelle a pour but d’accompagner chaque sportif à atteindre la plénitude de ses capacités physiques au moment des épreuves qu’il aura retenu comme objectifs prioritaires dans sa saison, ainsi que pour sa progression physique à long terme.  


Quelques définitions :
  
 

  • acide lactique   :  c’est un autobloquant musculaire. Il apparaît et inonde le muscle lors d’efforts musculaires très intenses, allant jusqu'à diminuer considérablement la performance musculaire.
  • aérobie  :  c’est le processus métabolique utilisant l’oxygène pour produire de l’énergie musculaire
  • anaérobie  :  c’est le processus métabolique produisant de l’énergie musculaire sans utilisation d’oxygène.
  • la capacité :  pour chaque filière, c’est la faculté de maintenir son effort pendant une durée déterminée. 
  • la puissance :  pour chaque filière, c’est la faculté de pouvoir libérer une grande quantité d’énergie pendant une durée déterminée
  • les filières :  au nombre de trois, elles déterminent les processus de transformation d’un substrat en énergie nécessaire à la contraction musculaire et à la performance au cours des différents types d’efforts rencontrés par le cycliste. 
  • P.M.A. :  c’est la puissance musculaire maximale obtenue lorsque la capacité de consommation d’oxygène devient maximale.
  • VO2 max  :  directement lié à la PMA, c’est la consommation maximale d’oxygène au niveau des muscles au moment où l’effort est réalisé à la PMA ou puissance maximale aérobie 

Que sont les filières énergétiques et à quoi correspondent elles?   
 


Comme toutes les créations mécaniques terrestres se déplaçant à l’aide d’une énergie, le corps humain a également besoin de sa propre source énergétique pour se mouvoir. En fonction de la durée et de l’intensité de l’effort à réaliser, trois formes de ressources énergétiques ou "carburants" sont nécessaires à notre corps pour créer les énergies de la performance sportive.

Pour faire simple : 

l’A.T.P. , ou "adénosine triphosphate", créée naturellement par resynthèse de la créatine phosphate et stocké dans le muscle, est utilisé par nos muscles pour les efforts les plus intenses, les plus violents et de très courte durée (de 7 à une petite vingtaine de secondes). C’est l'énergie du sprinter. C'est la " Filière Anaérobie Alactique". 

Les glucides (formés principalement de glycogène et de sucres lents stockés dans le foie et les muscles) prennent le relais progressivement mais assez rapidement au bout de 30 secondes environ pour les efforts dits intenses. C'est l'énergie et la force des guerriers, des attaquants. C’est la "Filière Anaérobie Lactique".

Au bout de 2 minutes environ, c’est au tour des graisses et des lipides de s’activer pour couvrir avec l'aide de l'oxygène, les besoins en énergie des efforts d’intensités moindres. C'est l'énergie de base de tous les sports d'endurance dites longue, et donc du cyclisme. C’est la "Filière Aérobie".

Ces trois processus, qui reconstituent à des degrés différents l’A.T.P. se diffèrent par leur capacité, leur puissance maximale, leur délai d’intervention et la durée de leur efficacité. Ils caractériseront par la suite le potentiel réel des performances du cycliste.


 La Filière Aérobie pour un travail de fond    



Au bout d’1 mn d’effort, l’oxygène de l’air absorbé par les voies respiratoires arrive progressivement dans les muscles au travail. La part prise par le processus aérobie dans la fourniture d’énergie (utilisation de l’oxygène) devient alors de plus en plus importante au point de devenir prépondérante à partir de 2 mn d’effort environ. Les limites de cette filière à intensité modérée, sont dépendantes de la capacité de l’organisme à transporter et distribuer l’oxygène dans tous les muscles sollicités durant l’effort.

"Cette filière possède la capacité à l’effort la plus longue, pouvant aller jusqu’à plusieurs heures, mais en contre partie, la puissance à l’effort la plus faible. Outre l'oxygène, cette filière doit son statut essentiellement aux graisses puis aux lipides stockés dans l'organisme dès lors que l'effort se prolonge.
Peut être comprenez vous mieux maintenant pourquoi l'on dit que pour perdre du poids, il faut rouler à allure modérée, "au train",  pendant de longues heures de selle. Ceci bien sûr, afin d'entamer les stocks de graisses et de lipides dans l'organisme. La Filière Aérobie est la filière par excellence pour perdre du poids et s'affuter les crayons."
 

La Filière Aérobie correspond tout à fait à l’effort constant d’un coureur parti seul en échappée pendant une quarantaine de kilomètres. Cette endurance dite longue, est absolument indispensable pour tout cycliste, se travaille et se développe exclusivement dans la filière aérobie. 
Ce travail de fond est incontournable avant d’envisager des efforts beaucoup plus intenses et répétés. 
Et pourquoi me direz vous ? Je m’explique… Mon exemple se base sur les fondements de construction d’un immeuble. Il est absolument impossible de construire un rez de chaussée et un premier étage d’immeuble puis un deuxième étage sans avoir fabriqué au préalable de très solides fondations. C’est à la condition indispensable d’avoir des fondations bien faites que l’architecte pourra envisager le reste de son œuvre avec sérénité. 
En cyclisme, c’est la même chose. Seul un entraînement bien structuré, efficace et assidu dans la filière aérobie (endurance longue), permettra d’envisager le commencement d’un entraînement plus spécifique avec des fractionnés, faisant alors apparaître la notion importante d’acide lactique   qui caractérise la filière anaérobie lactique qui suit.
    


La filière anaérobie lactique
      


Arrivé à sa puissance maximale aérobie, un coureur
 ne pourra maintenir l'intensité de son effort plus de 6 à 12mn voir 15mn pour les coureurs les mieux entraînés. Dès lors la filière énergétique change et devient peu à peu Anaérobie Lactique

…. La fréquence cardiaque s’emballe, le rythme respiratoire également, et l’on note une arrivée massive d’acide lactique au niveau des tissus musculaires dont l’accumulation provoque une baisse considérable du niveau de performance, au point de ne plus pouvoir maintenir son effort. A ce moment précis, seul le ralentissement du dit effort, permet de réactiver le processus aérobie : baisse et stabilisation de la F.C. et respiratoire, puis élimination progressive des déchets musculaires tels que les lactates.

La capacité à maintenir ce haut niveau d'efforts très intenses va de 30 secondes à 2 minutes (voir 3mn pour les mieux entraînés), mais dépend essentiellement du " pouvoir tampon " des muscles vis à vis de la production des lactates. Ainsi un coureur bien entraîné qualitativement à ce type d’effort, verra non seulement le pouvoir tampon de ses muscles augmenter, mais verra également reculer dans le temps l’apparition massive d’acide lactique dans ses muscles ce qui lui permettra d’être beaucoup plus performant dans sa capacité à enchaîner les efforts de grande intensité.

"Les substrats énergétiques nécessaires à ce type d’effort sont les glucides, le glycogène et les sucres rapides et lents qui sont stockés dans le foie et les muscles. Les sucres lents ( pain, riz, pâtes, pomme de terre) sont à consommer sans modération, à hauteur de ses besoins caloriques journaliers. Les sucres rapides eux ( sucreries, confiseries, confiture etc….) quoique nécessaire en petite dose, doivent être aborder avec beaucoup plus de modération " 

 
La filière anaérobie alactique

La puissance extra maximale d’un effort ne peut être poursuivie physiologiquement que pendant quelques petites secondes : de 7 à 20 secondes suivant les individus. C’est l’arme secrète par excellence des sprinters. Le carburant de la filière anaérobie alactique est l’ATP et possède l’extrême avantage de ne produire aucun déchet musculaire, donc pas d’acide lactique. Par contre elle est la source de ce que l’on appelle la " dette en oxygène ". Au cours d’un sprint, par exemple, le coureur développe une très grosse puissance musculaire et donc consomme beaucoup d’énergie. Certains coureurs de haut niveau au 100 mètres racontent que pendant les 10 secondes environ de leur effort, il leurs arrive de ne pas respirer une seule fois. C’est l’organisme qui fait crédit aux muscles de cette oxygène consommé pendant cet effort ultra maximal. Vous avez déjà du remarquer d’ailleurs qu’à la fin de son effort très violent et de courte durée, le sprinter se retrouve tout d’un coup en hyper ventilation, avec une F.C. très élevée, ce qui correspond à l’instant précis où l’organisme réclame le remboursement du prêt en oxygène fait pendant l’effort. C’est ça " la dette en oxygène ". Par l’entraînement, il est possible de reculer l’échéance de remboursement de l’oxygène qui se fait plus en douceur, avec moins d’agressivité pour le sportif , d’où une performance accrue. 


Pour résumer simplement :
 

Trois filières pour trois types d’efforts

 

Aérobie : efforts de moindre intensité et de longue voir très longue durée. Fréquence cardiaque et ventilatoire stabilisée. Substrats énergétiques : graisses, lipides, O2. .

Anaérobie lactique : efforts très intenses. Fréquence cardiaque et ventilatoire qui augmente rapidement. Apparition massive d’acide lactique dans les tissus musculaires. Baisse importante des performances sportives. Substrats énergétiques : glucides essentiellement.

Anaérobie Alactique : efforts intensité maximale. Dette en oxygène très importante. Substrat énergétique propre à l’organisme (ATP par la créatine phosphate). 

 

Le seuil Anaérobie


Nous venons de le voir…. Lors d’efforts brefs et violents, l’organisme cesse de fonctionner sur le métabolisme aérobie pour passer assez brutalement sur le métabolisme anaérobie. Il fournit alors de l’énergie, mais sans l’utilisation d’oxygène et avec une apparition massive d’acide lactique, ce qui a pour effet direct d’abaisser considérablement l’intensité de l’effort produit par le coureur. (Quand on " saute en haut d’une bosse ", c’est tout à fait ça)

Le métabolisme anaérobie ne fonctionne que quelques minutes. Le but d’un bon entraînement est donc bien de repousser le niveau d’effort à partir duquel le seuil anaérobie entre en action. Par voie de conséquence, ce seuil étant repoussé, le cycliste pourra produire des efforts avec plus d’intensité et plus longtemps tout en fournissant aux muscles son énergie par voie aérobie (mais sans acide lactique).


Comment élever son seuil anaérobie ?


L’élévation du seuil anaérobie s’obtient essentiellement en faisant travailler une certaine catégorie de fibres musculaires qui composent les muscles moteurs du cycliste. 
Pour schématiser, il existe deux grandes catégories de fibres. Les fibres dites rapides à contraction rapide, et les fibres dites lentes à contraction modérée.
Les fibres rapides tirent la plus grande partie de leur énergie du métabolisme anaérobie. Les fibres lentes, elles, qui se contractent environ deux fois moins vite, utilisent l’énergie du métabolisme aérobie.

Quand on roule au train sans forcer réellement, le système nerveux sollicite en priorité les fibres à contraction lente qui se fatiguent plus lentement, conviennent parfaitement aux efforts de longues durées mais n’ont pas la faculté d’élèver le seuil anaérobie dont il est question.
Les fibres à contraction rapide, moins résistantes à la fatigue, entrent en action quand l’effort s’intensifie et devient réellement plus difficile. 
On subdivise alors en deux types les fibres dites rapides. Les fibres " A " sont sollicitées quand on accélère l’allure, en passant par exemple d’un train soutenu à une accélération soudaine et prolongée. Les fibres " B ", elles, fournissent la puissance nécessaire à une intensification violente, soudaine et brutale d’un effort, comme lors d’un sprint ou lors d’un démarrage très violent dans une bosse.

Pour élever le seuil anaérobie, il faut travailler les fibres " A " car ce sont les seules qui utilisent à la fois les métabolismes aérobie et anaérobie. Cependant, le cycliste devra s’entraîner précautionneusement en restant près de son seuil (sans le dépasser de trop), pour progresser efficacement. Il a été prouvé qu'un travail non contrôlé hors seuil nuisait plus à l’organisme qu’il ne l’aidait. C’est en se rapprochant régulièrement de son seuil anaérobie à l’entraînement, que l’on a le plus de chance de le voir s’élever et donc progresser. 

Notions de seuils et pourcentages

Avant d’entamer ce chapitre, nous allons donner quelques définitions indispensables.

La fréquence cardiaque (FC) au repos est celle relevée au lever du lit. Elle varie suivant les individus, suivant le sexe, suivant leur âge, suivant leur vécu sportif et suivant la période de l’année.

La FC max varie également selon les critères sus nommés. Elle correspond à la FC maximale atteinte lors d’un effort supra maximal mené dans des conditions spécifiques et adaptées.

La fréquence de réserve d’un individu est la différence entre la FC maximale et la FC au repos. Prenons pour exemple un sportif, Pierre, qui bat au repos à 50puls/mn et à 190puls/mn au maximum en plein effort. Il aura une fréquence de réserve de 190(FCmax) – 50(FCrepos) = 140 pulsations.

Les différents seuils d’efforts dont nous allons parler seront calculés à partir des pourcentages de cette fréquence de réserve. 
Gardons les relevés physiologiques de notre ami Pierre pour les explications qui vont suivrent..

Pour Pierre, notre cycliste, l’endurance de base débutera à partir d’une intensité égale à 50% de sa FC de réserve à laquelle on ajoute la FC repos.

 [ FC endurance de base ]  = (FC réserve 140puls) x (intensité de l’effort  50%) + 50puls =    120puls/mn

120puls/mn correspond donc à la "fréquence de base" du travail sportif  foncier de notre ami Pierre

En dessous de ce seuil, son entraînement se limitera à ce que l’on appelle de la " récup active ". c’est également ce que l’on nomme communément une " ballade de santé ". Cette phase est très efficace et même recommandé pour récupérer musculairement des exercices qui font appel notamment à la filière anaérobie.

Au dessus de ce seuil, ce seront les qualités de fond de Pierre qui se développeront et ce jusqu’à 70% de sa fréquence de réserve (148puls).

A partir de là, tout augmentation d’intensité dans son effort (FC de réserve compris entre 70 et 85% c’est à dire entre 148 et 169puls) permettra à Pierre de développer son endurance maximal aérobie c’est à dire sa capacité à maintenir un effort soutenu voir très soutenu pendant une heure ou plus et ce grâce à des exercices adaptés et spécifiques. Notre cycliste atteint à ce moment précis son seuil aérobie .

Si Pierre intensifie encore son effort, en travaillant entre 85 et 95% environ de sa fréquence de réserve (169 à 183puls), il développera alors sa puissance aérobie, c’est à dire sa capacité à soutenir un très haut niveau d'intensité dans son effort pendant un temps déterminé physiologiquement et limité dans le temps. Bien que l’oxygène fasse encore partie des composantes énergétiques musculaires, l’intensité de son effort est telle que l’on observera déjà l’apparition d’une certaine quantité d’acide lactique dans les tissus musculaires.

A partir
de 95% de la fréquence de réserve de notre coureur, c’est à dire à partir de 183puls, tout bascule. Pierre atteindra son seuil anaérobie. Jusqu’alors, sa fréquence cardiaque et ventilatoire augmentait très progressivement et proportionnellement à l’intensité de l’effort qu’il avait produit. En arrivant et en dépassant son seuil anaérobie, un décrochage physiologique très net s’effectue : sa FC augmente très rapidement, son rythme respiratoire également et ses jambes commencent à lui faire très mal. L’apparition des lactates sanguins devient massive  , fait son oeuvre et opère directement sur les performances musculaires de notre coureur. L’oxygène n’entre alors pratiquement plus dans les composantes énergétiques des efforts de Pierre.

En poursuivant encore son effort à une FC comprise entre 95 et 100% de sa FC de réserve (c’est à dire entre 183 et 190puls), Pierre n’utilisera plus du tout l’oxygène comme substrat énergétique et ses muscles se verront submergés de lactates. La puissance et l’intensité quasi maximale de son effort ne pourra alors être maintenu que très peu de temps, et ce finalement, jusqu’à saturation et blocage complet des tissus de contraction musculaire par l’acide lactique. 

Pour conclure :

Mais tout n’est pas figé pour Pierre notre coureur. 
Avec le sérieux et l’assiduité qu’on lui connaît, tout peut encore évoluer pour lui. En fonction de son âge, de sa volonté, de son vécu cycliste antérieur et avec des exercices adéquates et adaptés à tous ces paramètres, Pierre pourra encore progresser et modifier :

Non seulement ses données physiologiques de base telles que sa FC au repos qui baissera, sa FC maximale qui augmentera et donc par voie de conséquence sa FC de réserve qui grandira

Mais également et principalement, le niveau d’intensité des efforts qui provoquait notamment l’apparition massive d’acide lactique dans ses muscles et par voie de conséquence, les différents niveaux des seuils d’effort qui y sont associés. 
Dès lors si Pierre suit toutes ces consignes, il pourra encore progresser de façon nette.

 

Comment travailler ces domaines ?

Vous connaissez bien ces expressions : "  Il n’y a jamais de problème, il y a toujours une solution " ou bien encore " tous les chemins mènent à Rome ". Et bien ils s’appliquent tout à fait à notre sujet qui est celui de l’entraînement et de la performance. Effectivement, chaque sportif a la possibilité de trouver sa solution au problème de la performance dans l’approche de son entraînement. Mais suivant de très nombreux critères (ses capacités physiologiques, son vécu sportif, ses objectifs, son âge, son sexe…) , plusieurs chemins peuvent ouvrir la voie vers la performance sportive. Le tout est de structurer de façon cohérente et adéquate son entraînement à court terme, à moyen terme et à long terme, en se fixant des objectifs physiques réalisables et surtout en se donnant la possibilité d’évaluer à tout moment la progression de sa condition physique.  

 S’attaquer à la préparation d’un Paris-Brest-Paris , au record de l’heure sur piste, au Roc d’Azur VTT, à une course à étapes ou au championnat de France sur route (course d’un jour) ne demande bien entendu pas la même préparation physique, pas la même approche théorique, technique et pratique, pas les mêmes durées de préparation enfin pas " les mêmes ingrédients pour faire monter la mayonnaise ". De plus chaque individu étant physiologiquement différent de son voisin, il est facile de comprendre que les combinaisons possibles d’approche de la performance sportive sont nombreuses. Prendre ce problème dans sa globalité revient à résoudre une énorme équation paramétrique. Pas toujours facile et surtout pas à la portée de tout le monde. Attention aux " Docteur Jeckyl " en herbe. Je vous laisse, à ce sujet, le soin de me relire au début du dossier dans le paragraphe intitulé 
Importance de la personnalisation et du suivi de l’entraînement " .
 

Que l’on soit routier, vététiste, cyclocross-man ou pistard, la base de l'entraînement est le travail de la filière aérobie. Travailler l'endurance, le foncier, c’est se donner les bases indispensables et nécessaires pour commencer un travail spécifique et efficace
Chaque année, le travail foncier effectué permettra d’améliorer ses constantes physiologiques (baisse de la FC au repos, augmentation de la FC de réserve, diminution et recul de l’apparition des lactates dans les tissus musculaires) et donc d’améliorer sa Puissance Maximale Aérobie (PMA). C’est ainsi qu’à long terme, les années passants, on verra sa PMA s’élever et donc aussi sa capacité à produire des efforts plus intenses durant des périodes plus longues tout en évitant l’asphyxie musculaire par l’acide lactique. Le travail sur la PMA est le cœur même de la progression de la performance sportive et ce, quelque soit la discipline cycliste que l’on pratique.

Par @WILL
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Mardi 30 octobre 2007

Comment s'y prendre? 

A moyen terme et sur une saison: d'abord du foncier!


Une fois la saison cycliste terminée, il est nécessaire de " couper " la pratique du vélo, tant pour des nécessités physiques (le corps a besoin de se reposer et de recharger les " accus " en influx nerveux) que pour des nécessités psychologiques ( changer d’activité permet de se maintenir physiquement mais en plus de recommencer l’entraînement avec une grosse envie de remonter du vélo et cela est primordial) . Une coupure de vélo est donc primordiale, mais pratiquer une activité physique est fortement conseillé (footing, natation, musculation….dans le respect de la récupération de l’organisme). C’est d’ailleurs à ce moment précis que l’on commence à préparer sa saison. Tous les coureurs d’expérience vous diront que " c’est l’hiver que l’on prépare sa saison et ses futures victoires ". 

Une fois les batteries rechargées, l’organisme reposé, la musculature d’aplomb on peut commencer à travailler efficacement le foncier sur le vélo. Et là il n’y a pas de secret,il faut faire des bornes. Mais pas n’importe comment. Cette phase de travail est cruciale et capitale pour la suite de la préparation. Deux principes fondamentaux doivent servir de référence à ce stade de la préparation.

1ère : Le cœur est, comme vous le savez, le muscle qui permet l’envoi du sang et donc de l’oxygène dans les tissus musculaires. L’objectif premier, durant la période de travail foncier, est donc d’augmenter le volume systolique (c’est à dire le volume de sang dans le cœur) afin d’avoir une pompe cardiaque possédant un gros volume sanguin. Ainsi en augmentant le volume cardiaque, la quantité de sang oxygéné envoyé dans les muscles sera plus grande. Les muscles, plus oxygénés, seront alors beaucoup plus performants. 
Ce n’est que bien plus tard dans la préparation, une fois le travail sur le volume du cœur terminé, que l’on musclera les parois cardiaques, afin de faire du cœur une pompe volumineuse et performante. Attention de ne pas faire l'action contraire qui aurait pour conséquence de bloquer le coeur et sa plage de réserve. Petit coeur, petite pompe !!!

2ème : A ce stade de la préparation, il est nécessaire de brûler les graisses de réserve stockées dans les muscles. Un entraînement bien conduit à ce stade repoussera au maximum le moment où les graisses seront délaissées au profit des sucres et du glycogène qui, contrairement aux graisses, ont un stock limité. Cette objectif s’atteint en " accumulant les kilomètres " dans le cadre de la filière aérobie, c’est à dire en ne travaillant uniquement que dans la plage de 70 à 85% de la FC de réserve. 
Simple et compliqué à la fois, ce travail est d’une importance capitale et primordiale pour envisager la suite de la préparation.


 

Au bout de 6 à 8 semaines et quelques bonnes centaines voir milliers de kilomètres (suivant le vécu sportif, l’âge du coureur et surtout en fonction du travail physique effectué durant l’hiver), notre organisme est prêt à passer la vitesse supérieure. Des exercices spécifiques dans le but d’améliorer la PMA vont devenir la priorité de l’entraînement. C’est à ce moment (la pompe cardiaque étant performante et prête à supporter des efforts intenses) qu’il devient indispensable de travailler sa capacité à produire des efforts successifs et de plus en plus violents pendant un certain temps, qui lui même devra augmenter, et ce, en évitant l’asphyxie musculaire avec l’apparition des lactates dans le sang. La meilleure façon d’augmenter cette puissance maximale aérobie et de retarder l’arrivée d’acide lactique est tout simplement de fatiguer le corps en faisant des exercices " fractionnés " se situant au seuil anaérobie et, chose essentielle, entrecoupés de moments de récupération dont la durée sera fonction de l’effort effectué et du niveau de préparation en cours. Durant toute cette période, on travaille donc en jouant sur le nombre d’exercices à effectuer, sur l’intensité du travail et sur la récupération active associée. Généralement, il est conseillé des efforts de 3 à 6 mn, répétés de 5 à 10 fois avec des temps de récupération oscillants entre 2mn et 6 mn (d'autres approches sont également possibles). Mais il faut savoir que ce genre d’exercices produit déjà de l’acide lactique, ce qui peut représenter, les séances se succédants, des sorties très difficiles, de plus en plus fatiguantes et qui, si elles ne sont pas gérer convenablement avec des temps de récupération adéquates, peuvent avoirs des effets très néfastes pour l’organisme.

 

Alors attention, mieux vaut savoir ce que l’on fait dans ce domaine! ! !  Demandez à quelqu'un qui connait très bien le sujet par exemple. 

 

Et voilà d’ailleurs pourquoi, je préconise personnellement un travail " fractionnés " juste en dessous du seuil anaérobie, donc juste en  dessous de votre PMA du moment

En effet, en travaillant au dessus de la PMA, l’acide lactique arrivant en masse dans les tissus musculaires oblige assez rapidement (moins de 6mn) l’organisme à baisser très nettement son niveau de performance (au point de devoir arrêter le travail en cours) ce qui est à mon sens beaucoup moins efficace (au moins dans un premier temps) que de travailler juste en dessous du seuil anaérobie (donc sans apparition massive de lactates) mais qui par contre a l’extrême avantage de permettre un travail quasi au seuil pendant une période de travail beaucoup plus longue (de 20mn jusqu’à 40mn voir 1 heure).  
Le coureur récupérant mieux (car moins de toxines à éliminer), il peut également se permettre de répéter ce genre de séance plus régulièrement. La progression de la performance du cycliste est alors à mon sens beaucoup plus efficace et donne des résultats beaucoup plus probants à moyen et à long terme.

Toutefois, le travail juste au dessus de la PMA n'est pas totalement à renier, ni à rejeter dans sa globalité car il permet, entre autre, un travail sur sa capacité à travailler sur la toxicité des muscles pendant les efforts. Et si l'on veut que cela soit efficace, mieux vaut savoir ce que l'on fait !!!


Généralités, procédés de travail spécifique et phénomène de surcompensation

  * De façon générale, pour faire progresser sa P.M.A. , l’intensité des exercices doit être limiter de façon à ce que les lactates n’apparaissent pas (sur une même séance de travail) en trop grande quantité dans les tissus musculaires.

* Faire dans le cours de la saison, des cures de créatine, protéine et bicarbonates. Ce genre de produit se trouve sans problème dans les magasins spécialisés dans le sport tels que Décathlon. Ils vous permettront une meilleure resynthèse des stocks énergétiques et une meilleure récupération de l’organisme. 

* Pour augmenter sa résistance aux effets des différents lactates, le principe est de solliciter avec modération et intelligence les systèmes tampons des tissus musculaires en insistant sur la toxicité des efforts spécifiques. Surtout ne pas en abuser.

* Après les séances de fractionnés, tout est bon pour essayer de récupérer au plus vite. Le temps de récupération nécessaire à une séance très dure à base de fractionnés est de 48 heures, boire beaucoup d’eau bien sur, s’alimenter de manière adéquate (sucres lents pour la resynthèse énergétique, pas trop de graisses….), pratiquer des étirements spécifiques afin d’aider à rétablir l’élasticité des fibres musculaires après la séance de fractionnés.

* Les séances de fractionné ne sont pas des techniques à employer tout au long de la saison, car l’intensité des exercices effectués implique un effet de grande fatigue sur l’organisme. Cette outil ne doit être utilisé que 2 à 3 fois dans la saison ce qui correspondant d’abord à la mise en condition juste avant les compétitions puis aux périodes des objectifs principaux du coureur.

* Suivant la périodisation choisi (il est nettement plus facile d’envisager et de gérer 2 périodes de grande forme dans l’année que 3) , on note que la durée de préparation complète pour une périodisation multiple est de 2 mois et demi à 3 mois (suivant les individus et leur vécu sportif), que la durée de préparation spécifique peut durer de 3 à 8 semaines suivant les méthodes, le niveau de travail déjà effectués et l’objectif à atteindre, que la durée moyenne de forme optimale du coureur dans une même pérodisation est d’environ 4 semaines et que la période de récupération active indispensable pour entamer un nouveau macro cycle de préparation dure de 3 à 6 semaines.

* Dans la progression des exercices fractionnés à l’intérieur d’une même macro-cycle, on distingue deux approches d’exercices : ceux que l’on va travailler juste sous le seuil anaérobie-aérobie, c’est à dire à la limite de la P.M.A. mais sans apparition de lactates et donc sans toxicité musculaire, et ceux que l’on effectuera au contraire au dessus de la P.M.A. et qui permettront un travail sur la fatigue, sur le pouvoir tampon des tissus musculaires et sur leur résistance aux toxines. Ces exercices étant extrêmement fatigant pour l’organisme, on comprend mieux maintenant pourquoi il ne faut pas en abuser sous peine de récolter les effets contraire de ceux recherchés.

 

Quelques exemples d’approche d’entraînements fractionnés

Ces quelques exemples ne doivent en aucun cas être pris comme références absolues pour un entraînement spécifique. Ce ne sont que des exemples pour montrer quels genres de progression ont peut faire dans les exercices de type fractionnés.

Le grand principe est de faire varier au fur et à mesure le temps de travail, l’intensité, la récupération active associée et les braquets.

Travailler à une fréquence cardiaque proche de sa FC max, n’est pas chose aisée. Dans un premier temps il faut arriver à faire monter la pompe, ce qui n’est guère évident.

* Il faut toujours bien chauffer. Il faut que son corps soit physiologiquement prêt à travailler à un tel niveau de performance.


* Pour ce faire : La technique du " vite-lent " est efficace mais un peu rébarbative.  20 secondes à fond environ puis 20 secondes en récup passive (rouler sans appuyer forcer), et on recommence le tout pendant un labs de temps pouvant varier de 2mn à 4mn environ, tant que la FC désirée n'est pas atteinte. Recommencer si la FC n’a pas atteinte la FC voulu. Un des avantages de cette approche est de travailler haut cardiaquement sans apparition d’acide lactique.

 

Une fois bien échauffé et la fréquence cardiaque étant montée suffisamment haute pour engager le travail voulu, on peut alors, et seulement alors commencer les exercices spécifiques dont chacun d’entre eux à pour objectif le développement d’une qualité physique bien particulière

  

Exemple d’un travail fractionné sur la P.M.A.

Dans la progression des exercices (qui se font suivant les cas entre 4 à 6 semaines), on travail toujours à FC contante en faisant varier le nombre de répétitions et de cycles de travail, et surtout, en jouant sur le rapport du temps de travail à la FC désirée et celui du temps de récupération associée.

FR1 PMA
6 fois le cycle complet : 
2mn30s d'efforts à 85%< FC < 95% entrecoupées de 3mn30s de récup active à 60% FC max. On notera que le temps de récup est plus grand que le temps de travail.
environ 32 mn d'exercices (hors échauffement et retour au calme)


FR2 PMA
6 fois le cycle complet :
3mn d’efforts à 85%<FC<95% entrecoupées de 3 mn récup active à 60% FC max. On notera qu’ici le temps de travail est équivalent à celui de récupération. 
environ 36 mn d'exercices, (hors échauffement et retour au calme)


FR3 PMA 
4 fois le cycle suivant 
3 mn à 85%< FC<95% avec 2mn30s récup active. 
Puis répéter l’ensemble 2 fois entrecoupé de 5 mn de récup active à 60% de la FC max . On note dans cet exercice que le temps de récup est devenu plus court que le temps de travail. Les tissus musculaires ont moins le temps de se " détoxiner ". Les lactates forcent le cycliste à travailler dans le dur. 
environ 50 mn d'exercice, (hors échauffement et retour au calme)


FR4 PMA
4 fois le cycle suivant
3mn à 85%<FC<95% avec 2 mn récup active. 
Puis répéter l’ensemble 2 fois entrecoupé de 5 mn de récup active à 60% de la FC max. On note que pour terminer ce cycle de travail, le temps de récup a encore diminué ce qui rend la récupération entre les exercices incomplète, impliquant un travail de résistance très important des muscles qui fonctionnent sur la fatigue et avec de l’acide lactique non résorbée dans les tissus musculaires 
environ 50 mn d'exercice, (hors échauffement et retour au calme)

 

Exemple d’un travail sur la P.M.A. avec apparition modérée des lactates sanguins :

FR1 lactates
5 fois l’exercice suivant
:  
40s à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3 mn .  
   
Répéter ce cycle 2 fois entrecoupés d’une récup active   (60% FC max) de 6 mn. Bien s’échauffer pour avoir le palpitant prêt à monter dans les tours direct.
temps total de l'exercice : environ 42 mn (hors échauffement et retour au calme)


FR2 lactates
5 fois l’exercice suivant
: 
50 s à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3 mn .   
Répéter ce cycle 2 fois entrecoupés d’une récup active  (60% FC max) de 5 mn. Nous noterons que le temps d’exercices sera plus long, et que la récup d’entre les 2 cycles est plus petit.
temps de l'exercice :  42 mn (hors échauffement et retour au calme)


FR3 lactates
5 fois l’exercice suivant
: 1mn à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3mn30s .    
Répéter ce cycle 2 fois entrecoupés d’une récup active  (60% FC max) de 5 mn.
temps totale de l'exercice : environ 49 mn (hors échauffement et retour au calme)


FR4 lactates
4 fois l’exercice suivant
:  
1mn à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3mn .   
Répéter ce cycle 3 fois entrecoupés d’une récup active  (60% FC max) de 5 mn.
temps totale de l'exercice : environ 58 mn (hors échauffement et retour au calme)

  

 

Exemple d’un travail sur la P.M.A. avec apparition massive des lactates sanguins

FR1+lactates+++:
échauffement de 30 mn, puis
Cycle de travail
* 1 fois 1mn à bloc FC>95%, avec 40s récup semi active
* puis 2 fois 1mn 30s à bloc, avec 1 mn récup semi active
* puis 1 fois 2 mn à bloc, avec 1mn 30s récup semi active

L’enchaînement de ce cycle peut être et doit être répété de 2 à 4 fois entrecoupé d'une récup active de 5 à 8 mn (suivant son état de fatigue)
Durée de l’ensemble pour 2 enchaînements : 28 mn environ
pour 3 : environ 42 mn
pour 4 : environ 1 heure

 

FR2+ lactates+++:
échauffement de 30 mn,

puis rechercher un parcours un peu vallonné sans grosse difficulté: 

Cycle de travail :   
* 1 fois 1mn30s à 2mn de vite-lent (comme décrit plus haut)
  pour faire vite augmenter au dessus de 95% de la FC max.
* 1 fois 2 mn30s sur le circuit adapté à une  FC > à 95%.
 Puis 5 mn de récup active à FC < 160

Le corps de ce cycle a une durée de 8mn environ. Ce cycle de 8mn peut être répété plusieurs fois: 
Pour 3 fois prévoir 24 mn de travail. 
Pour 6 fois prévoir 50 mn etc etc…
 
Ne jamais pas dépasser 8 cycles soit 1h 10 de travail environ.

Prévoir une bonne récup après sous forme de retour au calme d’au moins 20 mn


 

Les phénomènes de surcompensation



L’un des principaux principe à connaître dans la façon d’affiner sa préparation physique est la connaissance du phénomène de surcompensation. Après un effort intense à l’entraînement ou en compétition, l’organisme a besoin d’un certain temps pour récupérer (entre 24 et 48 heures), reconstituer ses stocks énergétiques et retrouver les forces nécessaires pour préparer les agressions physiques à venir. Si les séances de fractionné sont judicieusement placées dans la semaine (ou dans le mois à moyen terme) le corps sera en mesure de répondre aux demandes qu’on lui formulera. Par contre si les séances sont élaborées et réparties anarchiquement, ce sont soit la stagnation, soit la régression soit la fatigue qui en résulteront.

Toutefois, à bon niveau et pour les coureurs qui se connaissent bien, cette état de fatigue est recherché afin d’agresser encore plus l’organisme pour progresser à condition que le travail effectué soit suivi d’une période de repos adéquate. On parle alors de surcompensation.

Ce qui suit, sont des schémas d'approche et rien d’autre :


SURCOMPENSATION SIMPLE

 

On suppose dans un premier temps que les périodes de récupération entre les efforts à PMA sont bien suivies et permettant une bonne récup (j’insiste là dessus) voilà ce qui se passe.

Un coureur endurant, et ayant commencé sa préparation spécifique, part avec un potentiel équivalent à 70% de son potentiel maximum. S’il fait une séance très dur de fractionné, son organisme en fin de séance va descendre à 50% de son potentiel réelle, car son corps est très fatigué. Si le coureur laisse convenablement son organisme récupéré, c’est à dire de 24 à 48 heures suivant la rapidité de récupération propre à chaque individu, son organisme va regénérer son stock énergétique et récupérer de façon dans un premier temps à revenir à ses 70% initials de potentiel physique, mais encore à dépasser cette capacité pour atteindre 75% par exemple.
Et ainsi de suite. Ce phénomène peut être reconduit plusieurs fois dans une période allant de quinze jours à un mois, sachant que c’est un exercice vraiment difficile, et qui demande d'être à l'écoute de son corps.
 


SURCOMPENSATION COMPLETE

 

Une autre méthode, mais plus délicate celle là, demande un travail de plusieurs cycles d’efforts à PMA (3 à 5 environ) avec des périodes de récupération incomplète. L’organisme travaille sur la fatigue et on a une sensation de baisse générale de la forme physique. Au bout de ces 7 à 10 jours de travail intense sur la fatigue, on respecte enfin un intervalle de récupération suffisamment long afin de permettre une totale récupération physique et énergétique. Cela provoquera une montée en puissance du potentiel physique de départ qui pourrait grâce à cette méthode passer de 70% à 90%.  C'est une surcompensation complète


Quelques données

* Le délai de resynthèse du potentiel énergétique se situe entre 24 et 48 heures

* La veille d’une compétition on peut conseiller à un coureur qui est dans une période de bonne forme, de faire une petite sortie avec quelques efforts intenses et brefs afin d’effectuer sa compétition du lendemain dans une phase de surcompensation.


TRAVAIL SUR LA FREQUENCE DE PEDALAGE ET SUR LA "PUISSANCE EFFICACE"


Voilà un concept personnel qui me tiens à coeur, j'y ai beaucoup travailler. Pour moi, le travail à "puissance efficace" est la finalité de l’approche de la performance.
Pou moi, c’est le top du top.


De façon générale, la notion de "puissance efficace" varie dans la saison pour chaque cycliste, en fonction de sa condition physique, en fonction de son vécu sportif et surtout en fonction du niveau de préparation dans lequel il se trouve. Elle sera la plus élevée au plus haut de sa forme (très bonne condition physique, poids de forme stabilisé et bas, pratique de nombreuses compétitions...). Elle sera évidemment faible lors de la reprise d’un entraînement hivernal ou après une coupure trop grande. En effet cette" puissance efficace" se perd très vite dès lors que l'on arrête la compétition ou même la pratique assidue de la discipline.


La "puissance efficace" se qualifie par la capacité à maintenir sa puissance maximale et sa fréquence de pédalage régulière lors d’un effort soutenu et long. Travailler à sa "puissance efficace" permet d’effectuer des efforts intenses en régulant sa fréquence cardiaque et ventilatoire tout en gardant, bien sûr, son niveau élevé de puissance musculaire.



Aussi, faut il jouer finement sur l'utilisation des braquet que l'on utilise dans l'effort, le but ultime étant de garder lors de l’effort soutenu, sa fréquence de pédalage sans faire varier sa F.C. et son rythme respiratoire.


DETERMINER SA "PUISSANCE EFFICACE"


Le concept de "puissance efficace" est un concept que j'ai mis en place et simple à comprendre de tous. Je l'ai testé moi même durant quelques années pour me permettre une approche efficace de la performance!


Pour déterminer sa "puissance efficace", la première chose est d’être nécessairement et obligatoirement en très bonne condition physique. Il faut donc avoir passé le cap du foncier et avoir déjà fait une très sérieuse approche de son travail "fractionné". Si tel n'est pas le cas, ne vous y engagez pas. Les effets seraient contraires à vos attentes.  
Alors, et seulement alors, il sera temps de travailler avec efficacité ce concept de " puissance efficace ". Cette approche est en quelque sorte ce que j’ai toujours considéré comme étant le point d’orgue de ma préparation physique. A bon entendeur……

L’objectif est d’être capable de tirer un braquet donné sur le plat à un train bien soutenu (ex : 52 x 18 x 17 x 16 ), et d’enchaîner les différentes parties d'un parcours sans difficulté majeure mais avec quelques montées de faux plat avec ce même braquet (52 x 18 x 17 x 16) sans baisse de fréquence de pédalage donc sans baisse de puissance et avec une fréquence cardiaque et ventilatoire stable.
 
Si vous y arrivez, vous connaissez alors votre puissance efficace et le braquet à partir duquel vous pouvez continuer à travailler ce concept. Au fur et à mesure des compétitions passant, vous constaterez que cette puissance efficace grandira encore.

Par contre si à l'amorce des difficultés vous sentez votre fréquence de pédalage baisser voir s'effondrer ou votre FC et respiratoire s ‘affoler, c’est que vous n'êtes pas avec le braquet qui vous permettrait de travailler à votre puissance efficace. Il faut alors retirer 1 dent voir 2 dents (voir plus) afin de pouvoir effectuer efficacement cet exercice.  (Surtout ne pas attendre " d’être à pied " pour changer de braquets.) 

Ce travail doit être personnel et fait individuellement. Ainsi peut importe votre niveau de puissance efficace, l'essentiel étant d'y travailler avec vos capacités réelles du moment. Il n'y a que comme cela que vous réussirez à vous voir évoluer et passer de nouveaux caps. Vouloir travailler à une puissance efficace qui n'est pas la sienne, peut avoir un tas d'effets négatifs sur l'organisme. Vous voilà prévenus.     

 


Pour déterminer sa "puissance efficace" du moment, il faut choisir un terrain un peu vallonné, mélange de plat et de petits faux plats (pas des bosses à pourcentages élevées). Il faut être capable d'enchaîner des efforts à la "puissance efficace" entre 20 et 40 minutes dans un premier temps ( suivant son état de forme du moment ).
 
Comme je l'ai indiqué au début, la "puissance efficace" varie non seulement au cours d'une même saison cycliste, mais également d'une saison cycliste à l'autre. Il ne faut pas oublier que les muscles ont un effet "mémoire" important, ce qui donne une importance capitale à une pratique assidue et à une approche structurée et efficace de son entraînement, et ce, à court, moyen et long terme!    

 

La récupération

Absolument nécessaire pour envisager toutes formes d’évolution de la performance sportive, les périodes de récupération, tant avant et après une épreuve, ou surtout pendant et après une séance d’entraînement, sont aussi importantes voir plus importantes qualitativement que l’approche des séances de préparation physique en elle même.
Toutes les approches modernes de la performance sportive professionnelles et amateurs font référence à toutes les formes de récupération que l'on puisse imaginer : électrostimulation, massages, psychothérapie sportive, produits de récupération physiologique, kinésithérapie, ostéothérapie ......   La grande évolution de ces 15 dernières années en ce qui concerne la performance sportive est la mise en application des différentes formes de récupération pendant les périodes d'entraînement et de compétitions. L'entraînement physique et la mise en application des récupérations associées aux efforts consentis font toute la différence aujourd'hui.
Même si la comparaison peut paraître marginale, la récupération est à la performance ce qu’un silence est à la musique. Sans silence (qui est d’ailleurs reconnu par les musiciens comme une note à part entière), la musique serait fade, sans relief, sans état d’âme, et sans progressivité. La performance sportive, sans l’application des différentes formes de récupération qui existent, serait sans coup d’éclat,  sans état de grâce magique qui caractérise la performance exeptionnelle d'une journée de championnat, un objectif à ne pas manquer !!! … 

D’elle dépend la faculté et la capacité à enchaîner efficacement les séries de travail et les intensités d'efforts maximals, tant à l’entraînement qu’en compétition. D’elle dépend le fait d’atteindre le meilleur de ses capacités physiques le " Jour J " et de se sentir imbattable.

Ne sous estimez surtout pas l’extrême importance de la récupération qui est en elle même une forme d'activité à part entière dans la préparation physique d’un athlète.

  

Autre approche de la " Puissance "

 
La puissance instantanée d’un cycliste est directement liée aux forces qu’il exerce sur sa machine pour se mouvoir dans le temps, dans l’espace et à sa capacité de vitesse de pédalage à cette puissance (ce qui revient en partie à ma théorie de l’entraînement à puissance efficace).

La puissance est l’expression instantané du pédalage.

La puissance est directement interprétable parce qu’en rapport direct avec son niveau de condition physique.

L’analyse d’une condition physique est plus facile à analyser avec des données relatives à la puissance intrinsèque d’un individu qu’avec sa fréquence cardiaque. En effet il a été prouvé scientifiquement que la FC était plus sensible aux facteurs et aux variations extérieurs pouvant influencés la performance.

Dans l’absolu, l’interprétation idéale et juste de la condition physique d’un coureur à un moment de sa préparation est donc celle d’une étude commune de la corrélation entre sa puissance et sa F.C. ! Pas accessible à tous vous l’admettrez !

 

Indice puissance – poids 


Un indice appelé indice puissance-poids ( IPP) permet d’établir scientifiquement une note comprise entre 0 et 20 (voir un peu plus pour les tous meilleurs).

Cette note détermine de façon très réelle son état de forme.

IPP = 33,3 x puissance (en watts) / poids (poids corporel en kilo)

 

On comprend tout de suite, grâce à cette formule de l’IPP, l’importance de contrôler son poids de forme ! Outre les améliorations physiologiques indiscutables apportées par un corps entraîné, sain, sans surplus de poids, on voit ici grâce à cette formule que c’est le rapport poids puissance qui est essentiel.

Tester régulièrement son IPP permet de suivre de très près l’évolution de sa condition physique. Une note croissante sera le signe d’une forme ascendante. Au contraire, une note à la baisse, sera le signe d’une fatigue générale et donc d’une forme descendante.

Récupération, puissance, vitesse de jambe et perte de poids sont donc les conditions indispensables pour trouver une bonne forme physique.






 

                               

Par @WILL
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Vendredi 12 octobre 2007

Les cadres ? alu, titane, carbone ?

 

Les matériaux employés pour la constitution d'un cadre de vélo sont divers. Suivant les utilisations recherchées et les contraintes de coût et de technicité, les structures et matériaux utilisés pour la fabrication d’un cadre se rapprochent de plus en plus souvent de ceux utilisés en aéronautique. L'objectif est d'obtenir une structure la plus légère qui soit, en privilégiant en priorité la résistance à la déformation due aux différentes forces exercées sur le cadre durant un effort maximal. De nos jours les critères de légèreté et de rendement passent largement devant celui du confort. Toutefois les constructeurs jouent avec ces trois constantes pour en faire un argument commercial de premier ordre. C’est ainsi que les matériaux et les techniques de fabrication évoluent . Les fibres de carbones, par exemple, accordent aujourd’hui une certaine place au confort alors qu’il y a quelques années en arrière, l’image d’un cadre en carbone était directement associée à la fermeté extrême et à l’inconfort total.

Les qualités d’alliage d'un matériau ainsi que la manière dont il est pensée et créée sur les bancs d’étude, déterminent l’utilisation que les constructeurs approprient à la fabrication d’un modèle de cadre. C’est ainsi que par exemple, on a vu apparaître les cadres de type monocoque en carbone, les cadres " slooping " TCR de chez Giant ou même les cadres aluminium avec le " wishbone " (bases et haubans) en carbone. Ils répondent évidemment tous les trois à des critères précis d’efficacité en terme de rendement et de coût pour l’utilisateur. Sans rentrer dans les détails très techniques des différents types d’alliage utilisés dans chaque matière, voici quelques généralités qui caractérisent les différents genres de cadres.

 

L’aluminium

Les cadres fabriqués avec des alliages d'aluminium vieillissent moins bien dans le temps que les cadres en titane et surtout en carbone. Contrairement aux alliages de titane, qui possèdent une limite d'élasticité naturelle en deçà de laquelle le cadre ne se fatigue pas, l'aluminium n'a pas cette limite. Même les plus faibles contraintes issues d'une utilisation normale et répétée du cadre finiront par entamer les caractéristiques initiales du cadre. On estime qu’un cadre aluminium perd de sa qualité de rigidité au bout de 3 années complètes d’utilisation régulière. Ce phénomène de fatigue du cadre est limité par une construction et une géométrie très étudiées. Ainsi, à diamètre égal, les tubes en aluminium sont moins rigides que les tubes en carbone. Pour compenser ce manque relatif de rigidité, les tubes en aluminium ont un diamètre volontairement supérieur à celui de leurs homologues en titane ou en carbone. Cette augmentation de diamètre aboutie généralement à un cadre significativement plus rigide. L’apparition du cadre dit " slooping ", cher à GIANT, précurseur dans le domaine, répond (en plus du surdimensionnement des tubes) à cette demande de rigidité accrue et de rendement maximum dans le temps. Cette rigidité, synonyme de nervosité, de précision et de rendement est très cher aux yeux d’une grande majorité de cyclistes. Des alliages aluminium de type CU92, directement issus de l’aéronautique, ont fait des cadres aluminium " haut de gamme " des cadres très compétitifs tant en termes de légèreté que d’efficacité et de rendement.

Le titane

Le titane est certainement le métal le plus exotique et le plus cher qui est communément employé dans la construction des tubes de cadre. Il combine de nombreuses caractéristiques recherchées par certains utilisateurs telles que le très bon ratio solidité / poids / confort ou encore son excellente résistance à la corrosion.

La relative rigidité du titane (quoique très inférieure à celle du carbone) permet d'employer dans la majorité des cas des tubes de diamètre correct, même si des tubes de diamètre supérieur permettent d'améliorer significativement cette rigidité. Longtemps utilisé pour ses qualités de confort, le titane perd régulièrement de sa notoriété au profit du carbone plus rigide, plus actuel et très léger.

Beaucoup d'alliages de titane et mêmes des tubes spécifiques ont été originellement conçus pour l'industrie aérospatiale. Les cadres titanes sont principalement fabriqués sur mesure. De part les coûts ajoutés élevés de la matière et de la main d’œuvre nécessaire pour la fabrication, les cadres en titane sont onéreux et n’intéressent plus aujourd’hui qu’une toute petite partie des cyclistes.

Fibre de carbone

La fibre de carbone, structure composite , est le seul matériau non métallique utilisé couramment dans la fabrication des cadres de vélo. La fibre de carbone est très légère, résistante à la corrosion et ne perd aucune de ses caractéristiques initiales dans le temps. C’est une matière très onéreuse. De part ses qualités, les fibres de carbone peuvent être utilisées de très nombreuses façons, ce qui participe largement à son succès commercial. Un cadre carbone peut être conçu et élaboré pour une utilisation très précise. Les fibres très maléables permettent, grâce à un tressage élaborée et approprié, une conception sur mesure des qualités demandées à un cadre carbone léger, efficace voir confortable et même aérodynamique. Certaines parties du cadre peuvent être élaborées précisément pour une rigidité et une motricité maximale, alors que certaines parties du cadre seront plus " souples " pour accroître le confort. Cette notion de modelage dans le concept de l’élaboration d’un cadre ne peut être reproduite avec des alliages aluminium ou titane. D’où le succès incontesté chez les constructeurs pour ce matériau, et ce malgré son coût élevé.

Certains cadres en fibre de carbone utilisent des tubes cylindriques qui sont collés entre eux à l'aide de manchons en aluminium ou en carbone (cadres type Look), tandis que d'autres cadres font appel à une fabrication de type monocoque et donc conçu en une seule pièce (cadres type Giant, Cervélo, Willier, Kuota…) ce qui les rend techniquement plus nerveux et efficaces dans les relances.

Alors que ces cadres en matériaux composites sont excessivement légers et nerveux, ils ont une résistance aux chocs nettement inférieure aux cadres en aluminium et sont donc plus sensibles aux dommages en cas de chute ou d'accident.

 

@BientôtWILL

Par @WILL
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