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Réparer les boyaux ... un art passé dans les oubliettes !
Nous vivons à une époque où tout évolue si vite que l’on en oublierait de transmettre nos savoir-faire. Quelle fut ma surprise lorsqu’au cours d’une sortie d’entraînement, je me suis aperçu que les trois personnes qui étaient autour de moi ne savaient en rien l’art et la manière de réparer un boyau. C’est vrai qu’avec l’avènement des roues full carbones, les boyaux font en force leurs réapparitions, et certains d’entre nous s’interrogent donc sur la manière de réparer les boyaux.
Tout d’abord, vérifiez la surface de votre boyau. Cela vous permettra non seulement de vérifier l’état de la chape mais en plus de retirer les éventuels bout de
silex pris dans la gomme et de peut être localisez l’endroit de la perforation. Gonflez fort votre boyau (si cela reste possible), mettez le boyau dans l’eau puis repérez d’où sort le filet d’air
le plus important. C’est la plupart du temps l’endroit où se dissimule le trou sur la chambre à air dans le boyau.
Décollez ensuite la tresse qui cache la couture et coupez la avec des ciseaux.
Puis coupez délicatement tous les fils coton de la couture avec une lame de rasoir et des ciseaux sur environ 4 ou 5 cm.
Décousez délicatement sur un seul côté, la toile de protection de la chambre à air intérieure.
Tirez doucement vers l'extérieur la chambre à air et gonfler un peu pour trouver le trou.
Une fois le trou mis en évidence, grattez délicatement avec de la toile abrasive sur et autour du trou, encollez, puis réparez comme sur une chambre pour pneu, à la seule exception que la
" rustine " doit être fine et de petit diamètre (chambre dégonflée).
Remettez la chambre à l'intérieur, sans oublier de positionner délicatement la toile interne de protection de la chambre.
Placez les 2 parties à recoudre à plat, et bord à bord, l’idéal étant de les serrer dans un étau.
Recousez avec l'aiguille et le fil spécial boyau en faisant un aller-retour croisé, et en essayant de réutiliser les trous de la couture d'origine. Ne faites jamais de nœud lors de la réparation
d’un boyau. Commencez en enfilant l'aiguille par l'intérieur des lèvres à recoudre et laisser 2 à 3 cm de fil libre qui seront ensuite emprisonnés par la couture. Pour finir, faites passer sur 2
ou 3 cm l’aiguille et le fil sous la couture terminée, afin de terminer toujours sans faire de nœud.
Mettez le boyau à plat sur sa bande de roulement et tapotez délicatement sur la couture avec un marteau pour aplatir la nouvelle couture.
Recollez la tresse " cache couture " avec de la dissolution sur le boyau légèrement gonflé : une couche sur la tresse, une couche sur la couture, on laisse sécher et le tour est
joué.
C’est simple comme bonjour, pas vrai ! ! ! Après cette explication, je pense que beaucoup vont prendre peur et opter définitivement pour les pneumatiques. Mais que cela n’effraie pas tout le monde. C’est comme tout, ça s’apprend. Et puis n’oublions pas qu’il y a une vingtaine d’années en arrière, tout le monde réparait ses boyaux, le cadet, le junior jusqu’au vétéran en passant par le senior….
Alors bon courage, et bienvenus au club… @BientôtWILL
(Vous trouverez le nécessaire de dépannage chez tous les bons vélocistes nécessaire de dépannage : un site toutefois : www.velox.fr/fr/index.php?th=5 )
PARIS - NICE Cyclo 2008 :
...les news......
Et voilà.... nous
y sommes.
L'aventure va donc commencer.
1700 km en 10 étapes avec la traversée des Alpes suisses, italiennes et françaises, un dénivelé impressionnant de presque 30000 mètres. Roland, Patrick, Serge, Bruno et Pascal vont en découdre tant par le relief et la distance que par les
intempéries météorologiques. Je vous donnerais jour après jour le maximum d'informations concernant nos cyclistes dans cette aventure sportive et humaine.
Vous pouvez dès à présent laissez vos commentaires et vos messages d'encouragements dans l'onglet situé à la fin de cette article et nommé
"ajouter vos commentaires".
N'hésitez donc pas à y revenir régulièrement bien sûr, plus il y aura de messages et plus cela les aidera à surmonter les difficultés physiques et morales.
PRÉSENTATION DE L'ÉPREUVE
Le PARIS - NICE cyclo 2008 organisé par l’Association Sportive d’Aéroports de Paris sous la présidence de M. Pierre GRAFF, Président Directeur Général d’Aéroports de Paris SA, avec les concours des Directions et Services d’Aéroports de Paris SA, et le parrainage de Laurent FIGNON, se déroulera du 11 au 20 juin 2008.
10 étapes, soit une distance de 1700 Kms et un dénivelé positif voisin des 30000 m.
C’est un imposant peloton composé de 400 cyclistes qui se présentera devant le Terminal Orly Sud le 11juin 2008 à 07h00.
Les Français venant de tous les comités régionaux, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane mais aussi de la Réunion, côtoieront les Britanniques, Suisses, Belges, Luxembourgeois, Russes,
Américains et Australiens mais aussi les anciens professionnels Raymond MARTIN, Bruno CORNILLET, Jacques STABLINSKY, Roland ROLLEAU etc., avec la participation de Laurent FIGNON et autres
personnalités.
1100
mètres de dénivelé positif
Comme on peut le constater, cette 1ère étape que l'on aurait pu qualifier d'étape "plane", n'en a vraiment rien puisque les 90 derniers km sont difficiles et le dénivelé total de 1100 mètres
tout de même.
19h30... Patrick au téléphone pour les news de la journée. Visiblement le
ton est clair. Les bruits avoisinants montrent que l'ambiance est bonne à Auxerre.
La journée s'est très bien passée pour Patrick, Roland, Sergio, Bruno, Pascal. Le temps est
resté magnifique toute la journée. Petites tenues, bronzage agricole.
Comme pour un début de Tour de France les jambes et les esprits sont nerveux et les chutes sont malheureusement incontournables. Mais aucun des nôtres n'a été frotter le bitume. Même Sergio nous a évité la gamelle. C'est tout dire !!!
Un vent favorable a poussé toute la journée l'énorme peloton de 400 coureurs parti ce matin à la fraîche de l'aéroport d'Orly.
Les coureurs ont tellement bien roulé, qu'à l'allure où ils ont traversé l'Ile de France et une partie de la Bourgogne, ils seraient arrivés vers 14h30 à Auxerre (au lieu des 16h environ
prévues).
La première anecdote de ce raid est donc plutôt amusante :
Les calculs de moyennes même les plus optimistes n'avaient pas prévu une arrivée massive du peloton si
tôt en début d'après midi, ce qui fait que notre beau peloton dont nos 5 mercenaires a du faire une large pause "bibine" à 20 bornes d'Auxerre pour se désaltérer en attendant l'arrivée
des officiels dans les rues d'Auxerre.
Un peu de sérieux Messieurs les officiels.....
L'étape de demain devrait marquer bien plus les corps et les muscles de nos mousquetaires car si 200 km et 1700 m de dénivelé sont encore au programme, le temps lui ne devrait pas
être de la partie.... Départ très matinal avec de temps relativement couvert avec de petites éclaircies, seulement 13°, et un vent porteur de nord assez faible de 10 km/h. Dès le tout
début de l'après midi les choses devraient se gâter, le ciel va se noircir avec des averses et orages possibles, 15°, et un vent qui devrait basculer légèrement nord ouest avec l'arrivée des
orages..... Bon courage les gars à demain.....
JEUDI 12 JUIN 2008
2 ème étape AUXERRE - DIJON
200 km et 1700 m de dénivelé positif
Ci dessous le parcours de la 2ème
étape
AUXERRE - DIJON 200 km
Contrairement aux
prévisions météorologiques annoncées la veille, le beau temps va accompagner nos 5 gaillards tout au long des 220 km réellement parcourus. Le vent dans le dos les aura aidé dans cette tâche et leur
aura permis de terminer l'étape avec une moyenne légèrement supérieure à 31km/h, ce qui fait 7 heures de selle tout de même.
Le moral est bon, mais 3 petits rhumes (dus aux différences de
température et à la fraîcheur en haut des cols) et une contracture musculaire montrent que les organisme sont très solicités. Nous venons seulement de rentrer dans les préalpes. Après l'étape de
demain nos coureurs vont entrer dans le vif du sujet avec les grands cols Alpestres.
Pour une mise en jambe à froid, je peux vous affirmer pour l'avoir vécu que ce
n'est pas du tout une partie de plaisir. D'autant plus qu'ils sont passés de 725m au départ de Samoëns, à 1700m altitude au col de Joux Plane en à peine 10 km ce qui représente un pourcentage
de 10% de moyenne (cela est extrêmement difficile surtout en partant à froid), car cela veut également dire que de nombreux
passages devaient passer allègrement les 12 voir 13%. Le "tout à gauche ou le 39 x 25 ont du être de rigueur" au départ.
Pour ceux qui se représente la difficulté, chapeau bas
messieurs et on vous souhaite beaucoup de courage et d'abnégation dans les efforts qu'ils vous restent à effectuer. Car là c'est certain, il n'y aura pas que des moments de plaisir.
Les coureurs viennent de parcourir 94km.
Longue
et large descente, mais pas très rapide....traversée de Monetiers les Bains (38 kms), Serre Chevalier (44 kms), puis Chantemerle (46 kms). Les habitués du ski
reconnaissent bien les pistes et les stations de ski successives sur le flan nord. " la Case du bœuf ", " la piste du Marteau ", " l’Olympique devenu la Luc Alphand "… Souvenirs de sports
d'hiver....Revenons à notre évènement sur la route.
Après une longue descente vraiment pénard, nous arrivons sur Briançon (53km), la ville la plus haute d’Europe avec ses 1210 mètres d’altitude. L'attaque du Col de l’Izoard est proche. C’est au milieu des forêts de mélèzes que la route s’élève. A la sortie de Cervières un virage à gauche annonce le véritable départ du col avec des pentes régulières à plus de 8%. Il reste alors 12,5kms à accomplir. La route est belle, le soleil tape, les températures sont estivales et on sent le vent qui porte et pousse Roland, Patrick, Sergio, Bruno et Pascal vers le sommet. Au refuge Napoléon à 1 km du sommet, la partie semble gagnée. Les 6 derniers lacets sont difficiles et raides mais voilà... On est en haut de l'Izoard avec ses 2360m.
Nous voilà repartis dans la descente de la Case déserte.
Petit arrêt obligé auprès de la stèle érigée au nom de Coppi et
Bobet.
Nos coureurs filent ensuite vers Guillestre
et le final avec la montée sur
Vars les Claux .En bas, nous nous engageons dans les Combes du Queyras vers Guillestre. Le temps est à nouveau super
clément La vallée est très encaissée par endroit et nous laisse entrevoir des paysages érodés splendides.
Nous arrivons assez rapidement sur Guillestre
(1000 mètres) et entamons sur la gauche la dernière montée de la journée : le col de Vars (1999 mètres). Ce beau col, long de 14kms, est assez difficile. On commence par sa partie la plus raide :
une grimpée de 8kms à 7.5% de moyenne avec des pics à 10.5%. Comme l'étape se termine à Vars les Caux, les 2 derniers km du col sont épargnés aux coureus. Par contre la pente est plutôt
raide dans Vars même. Dure dure l'arrivée, ça c'est certain. Pas vrai Madame......... ouf ouf ouf . Mais vous êtes où là les gars bordel. S'il y avait une seule roue à prendre,
c'était celle là !!! Je reconnais le centre Sainte Catherine (commune de Vars) en blanc plus bas.
Comme
on dit pas de nouvelle, bonnes nouvelles. Les gars ont du être surpris par le temps ou tout simplement bloqués devant un téléviseur pour regarder un match de l'Euros2008. Enfin je suis certain
que tout va bien sinon, la priorité aurait été de me prévenir pour les gens qui attendent des nouvelles.
Demain Vars - Cuneo en Italie, 161 km avec 3345m de dénivelé positif..... Ca ne va pas encore être une partie de plaisir, d'autant que la météo prévoit 18° demain matin et des
températures de plus de 30° au soleil demain a.m.
Je leur souhaite une bonne nuit avec Morphée, et je leur dis de bien profiter de cette avant dernière étape. La dernière est toujours un peu morose quand on sait que c'est terminé.
@2M1 @WILL
Jeudi 19 juin 2008
9ème étape Vars - Cuneo (Italie)
161 km et 3345 m de dénivelé
Changement de parcours de dernière minute
Ca y est le contact est rétablie... J'ai eu des nouvelles fraîches de notre équipe de choc : Sergio, Roland, Patrick, Pascal et Bruno vont bien. La santé est bonne malgré une fatigue générale bien
compréhensible. Et quoi de plus normal. Toujours pas de crevaison , ni de chute et ça c'est bien.
Aujourdh'hui, un changement de parcours du à la fermeture du col d'Agnel, fera passer tous les coureurs par la fin du col de Vars, le col de la Bonette (plus haut col d'Europe) et le
col de la Lombarde.
Le peloton a donc continué son chemin dans le col de Vars, passant devant le célèbre refuge Napoléon. En
haut du col , les coureurs plongent dans une très belle descente et traversent Jausiers direction le célèbre col de la Bonnette. (On laisse à ce moment précis sur la gauche le départ du col
de Cayole)
Ce nouveau parcours s'est effectué sous une grosse chaleur et avec des paysages grandioses et magnifiques. Le soleil aidant, les clichés à perte de vue sont splendides et les
images gravées dans la mémoire.
Au programme donc le passage du col de la Bonnette . Magnifique montée de 24 km qui grimpe très haut puisque le sommet culmine à 2715m, ce qui représente le col le plus haut
franchi par tous les concurrents de ce Paris Nice 2008.
D'un pourcentage moyen de 6.7% avec des passages à plus de 9% ce col de renommée internationnale relie l' Ubaye au Mercantour.
Demain, si tout se passe comme prévu, dernière étape avec un retour en France, Cunéo - Nice pour une distance totale de 175 km encore et un dénivelé positif de 2450m. Le seul col de cette
dernière étape sera le col de Lombarde culminant à 2350m à 6.7% moyen de poucentage (certains passages sont données pour 14 voir 15%). La longueur totale de la montée y compris le col étant de
58km, on peut aisément comprendre que certains passages seront très difficiles. Après une descente rapide, la fin de l'étape ne sera plus qu'une succession de montée et descente en palier
qui les mèneront directement à Nice, fin de ce beau périple.
Alors bon courage à nos 5 coureurs Roland, Patrick, Bruno, Sergio et Pascal en leur souhaitant une belle
dernière étape et un final en fanfare.
@2M1 WILL
Vendredi 20 juin 2008
10ème étape Cuneo (Italie)- Nice
175 km et 2450 m de dénivelé
Ci dessous parcours de la 10ème et dernière
étape:
Cunéo
(Italie)- Nice
Ci dessous le profil de la 10ème et dernière
étape
Cunéo
(Italie) - Nice
Et voilà... Nous y sommes.
La belle aventure de Roland, Patrick, Sergio, Bruno et Pascal est entrain de se
terminer. En se réveillant ce matin, nos 5 coureurs ont senti qu'ils étaient entrain de vivre quelque chose pour la dernière fois. En effet, demain plus de bidon et d'affaire à préparer,
plus de sac à refaire, plus de vélo à vérifier....
Comme pour remercier tous les participants à cette 16ème édition du Paris Nice Cyclo, un grand et magnifique soleil les salut chaudement. Les prévisions météo pour la journée sont
excellentes. Les températures seront estivales et très agréables.
Le départ de Cunéo en Italie est très matinal. 6h45, et cela commence également à peser lourd sur les organismes. La dernière étape de ce raid, avec un retour en France et son final sur Nice
a encore une fois une distance totale de 175 km et un dénivelé positif de 2450m. Le départ donné, ce sont 58 km de montée que les coureurs devront affronter pour franchir le seul col de cette
dernière étape.
Le col de Lombarde culminant à 2350m à 6.7% moyen de poucentage (certains passages sont données pour 14 voir 15%) est redoutable. 25 km de faux plat + 23 km de montée de
col.
Ensuite, c'est une succession de vallons descendants agrémentés de 2 remontées sporadiques qui ont fait le bonheur des coureurs. Rythme très
soutenu comme pour un final de Tour sur les Champs à Paris.
Passage éclair à Isola puis à Saint Sauveur sur Thinée (souvenirs RDGA 2004). Nice approche très vite, trop vite. Pour des raisons de sécurité évidente, le périple est neutralisé à Saint André à
5 km de l'arrivée à Nice.
Arrivée en fanfare à Nice, avec, ce coup-ci, des officiels à l'heure et acquis à l'exploit des arrivants de ce Paris Nice Cyclo 2008.
Pour le reste, c'est à dire la troisième mi-temps, je n'ai pas été convié à entrer dans les petits secrets, la nuit à du être longue et arrosée.
C'est dans la journée de samedi que Patrick, Sergio, Roland,Bruno et Pascal entreront par avion sur Paris, avec pour sûr des tonnes d'anecdotes, des photos et des clichés pleins la
tête.
Bravo, et encore bravo à vous 5 (et à tous les arrivants d'ailleurs) car ce genre d'aventure sportive et humaine est un sacré challenge qu'ils ont su mener à bien. Félicitations.
Je suis certain que quelque part dans un coin caché de leurs têtes ont déjà germé d'autres projets, tout aussi fous, tous aussi difficiles, tout aussi extraordinaires. Alors si ça vous
dit.......
@TrèsBientôtWILFRID
Mavic a introduit une nouvelle paire de roue qui sort des sentiers battus. Après une période de tests intensifs de plus d'un an, les roues ont sillonné l'asphalte du Tour de France l'an dernier, en guise de test final. Nous avons couvert avec enthousiasme les diverses évolutions des roues et les phases de tests pour présenter en avant première, ces nouvelles roues full carbone, ou presque.
LA MARQUE QUI MONTE, QUI MONTE ...
FULCRUM... des roues d'avenir
FULCRUM, antichambre de la très célèbre marque Campagnolo, a concentré son énergie de dévelloeppement sur des modèles de roues hightop, des roues "nec plus ultra". De grandes équipes pro (Quick Step, Saunier Duval, Lampré) ont fait confiance au pari de la société qui était de faire tout de suite concurence aux meilleurs. Ils ont choisi ces roues également pour démontrer leur supériorité.
En cliquant sur le lien que je vais vous proposer, toute la gamme récente de roues FULCRUM va apparaître et vous sera techniquement proposée. A la fin de ce fichier, se trouve la roue, celle qui fait fureur, la FULCRUM RACING SPEED CARBONE. Véritable fleuron de la gamme, ces roues carbones jantes 50mm, axe alu, roulements réglables et interchangeables accuse un poids d'à peine plus de 1300 grammes, sont très aérodynamiques, ont une excellente résistance à la torsion et assure une réponse immédiate dans les sprints et les gicles guerrières dans les bosses....
Une visite su site techique s'impose....
S'entraîner pour s'améliorer
" …Le but d’un entraînement à long terme est d’augmenter ses capacités cardio-vasculaires, ses capacités de puissance, de vélocité, d’endurance et de
résistance à l’effort. Pour cela il faut travailler et peaufiner ses qualités personnelles, ne pas négliger le travail de ses points faibles, tout ceci en respectant son potentiel de base et ses
capacités à mener à bien un tel objectif. Car bien entendu, le potentiel physiologique et biologique de chaque coureur diffère … ".
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme )
"… Les principes de base de l’entraînement d’un coureur professionnel, amateur, senior ou vétéran sont quasi les mêmes pour tous. Ensuite ce
sont les volumes et les intensités de travail dans chaques filières, la manière de les agencer les unes par rapport aux autres, la récupération que l’on pourra y associer et l’assiduité dans
les taches qui feront toute la différence…".
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme )
"… Enfin, je pense que l’objectif ultime de la progression chez un coureur cycliste est d’arriver, à partir d’un travail très spécifique, à
repousser le plus loin possible le seuil d’effort à partir duquel le taux d’acide lactique dans le sang augmente très rapidement au point de créer un désordre physiologique et de perturber très
nettement la performance musculaire. Plus ce moment crucial sera repoussé dans le temps et pendant votre effort, plus votre supériorité sera manifeste et
incontestable… "
( Wilfrid le 10/11/1994 BEES 1er degré cyclisme )
Schéma de base de l'entraînement
Pour pouvoir s’adapter à tous les efforts qui mettent en jeu les qualités physiologiques nécessaires à augmenter ses capacités à l’effort cycliste, il est nécessaire et obligatoire dans un
premier temps de travailler son potentiel cardio-vasculaire (endurance fondamentale de base) sans lequel aucune progression physique notable et
efficace dans le temps n’est possible. L’oxygène étant transporté par le sang dans les muscles, l’objectif du travail en endurance est d’augmenter le volume cardiaque. Ainsi par la suite, à
chaque battement de cœur, la quantité de sang envoyée vers les muscles sera plus grande et donc délivrera plus d’oxygène, augmentant ainsi les performance du sportif. Suivant les individus et le
travail fourni, 6 à 8 semaines sont nécessaires pour mener à bien cet objectif.
Ensuite, et seulement à ce stade de la préparation, on peut envisager un travail plus spécifique, où les adaptations biologiques au travail effectué (efforts d’intensités et de durées variables et répétés : le fractionné) stimuleront et prépareront le métabolisme et l’organisme à reproduire ces schémas d’efforts plus intenses, voir très intenses.
Cette préparation n’est envisageable que si des phases de récupérations judicieuses et adaptées sont incorporées dans le programme. En effet, les périodes de récupération sont aussi importantes que les périodes d’entraînement pour envisager une progression efficace dans le temps.
Importance de la personnalisation et du suivi de l’entraînement
L’entraînement du coureur cycliste, dépend de ses capacités physiques et de ses antécédents sportifs. Et là, j’insiste sur ce point ! En effet le contenu d’une préparation physique est l’apanage d’un seul et unique coureur. Si les grandes lignes d’un programme d’entraînement foncier restent quasi les mêmes pour tous, il peut devenir complètement aberrant (et pourtant la pratique se fait) de voir un sportif copier les plans d’entraînement spécifique d’un autre coureur sans l’avis d’un spécialiste. Tant de paramètres sont en jeu ! A tel point que non seulement le résultat escompté pour le travail effectué ne sera pas au RDV, mais en plus il risquerait d’apporter un résultat contraire à l’effet voulu : pas de résultat sportif, fatigue excessive, manque de motivation, forme et moral en chute libre, plus l’envie de s’entraîner, prise de poids …
Les aspects physiques, techniques, physiologiques, psychologiques et professionnels de chaque coureur peuvent en effet différer énormément. C’est donc l’ensemble de ces données qu’il faut savoir analyser pour éviter toutes les dérives et les mauvaises surprises après coup de ce genre d’approche anarchique de l’entraînement. Seul un coureur avisé ou un entraîneur expérimenté connaissant les différents composants de cette équation, peut mener à bien l’analyse des différents paramètres, les mettre en corrélation et les faire " parler ". Pour ce faire, un grand travail d’évaluations (avant, pendant, après) en partenariat avec le coureur qui rapporte ses ressentis du travail effectué sur le terrain, est indispensable crucial et incontournable. La réussite des programmes d’entraînement à court, moyen ou long terme du sportif dépend en très grande partie de cette franche et totale collaboration entre l’entraîneur et l’entraîné.
Cette collaboration cimentée par une confiance mutuelle a pour but d’accompagner chaque sportif à atteindre la plénitude de ses capacités physiques au moment des épreuves qu’il aura retenu comme objectifs prioritaires dans sa saison, ainsi que pour sa progression physique à long terme.
Quelques définitions :
Que sont les filières énergétiques et à quoi correspondent
elles?
Comme toutes les créations mécaniques terrestres se déplaçant à l’aide d’une énergie, le corps humain a également besoin de sa propre source énergétique pour se mouvoir. En fonction de la
durée et de l’intensité de l’effort à réaliser, trois formes de ressources énergétiques ou "carburants" sont nécessaires à notre corps pour créer les énergies de la performance
sportive.
Pour faire simple :
l’A.T.P. , ou "adénosine triphosphate", créée naturellement par resynthèse de la créatine phosphate et stocké dans le muscle, est utilisé par nos muscles pour les efforts les plus intenses, les plus violents et de très courte durée (de 7 à une petite vingtaine de secondes). C’est l'énergie du sprinter. C'est la " Filière Anaérobie Alactique".
Les glucides (formés principalement de glycogène et de sucres lents stockés dans le foie et les muscles) prennent le relais progressivement mais assez rapidement au bout de 30 secondes environ pour les efforts dits intenses. C'est l'énergie et la force des guerriers, des attaquants. C’est la "Filière Anaérobie Lactique".
Au bout de 2 minutes environ, c’est au tour des graisses et des lipides de s’activer pour couvrir avec l'aide de l'oxygène, les besoins en énergie des efforts d’intensités moindres. C'est l'énergie de base de tous les sports d'endurance dites longue, et donc du cyclisme. C’est la "Filière Aérobie".
Ces trois processus, qui reconstituent à des degrés différents l’A.T.P. se diffèrent par leur capacité, leur puissance maximale, leur délai d’intervention et la durée de leur efficacité. Ils caractériseront par la suite le potentiel
réel des performances du cycliste.
La Filière Aérobie pour un travail de
fond
Au bout d’1 mn d’effort, l’oxygène de l’air absorbé par les voies respiratoires arrive progressivement dans les muscles au travail. La part prise par le processus aérobie dans la fourniture
d’énergie (utilisation de l’oxygène) devient alors de plus en plus importante au point de devenir prépondérante à partir de 2 mn d’effort environ. Les limites de cette filière à intensité
modérée, sont dépendantes de la capacité de l’organisme à transporter et distribuer l’oxygène dans tous les muscles sollicités durant l’effort.
"Cette filière possède la capacité à l’effort la
plus longue, pouvant aller jusqu’à plusieurs heures, mais en contre partie, la puissance à l’effort la plus faible. Outre l'oxygène, cette filière doit son statut essentiellement aux
graisses puis aux lipides stockés dans l'organisme dès lors que l'effort se prolonge.
Peut être comprenez vous mieux maintenant pourquoi l'on dit que pour perdre du poids, il faut rouler à allure modérée, "au train", pendant de longues heures de selle. Ceci bien sûr,
afin d'entamer les stocks de graisses et de lipides dans l'organisme. La Filière Aérobie est la filière par excellence pour perdre du poids et s'affuter les
crayons."
La Filière Aérobie correspond tout à fait à l’effort constant d’un coureur parti seul en échappée pendant une quarantaine de kilomètres. Cette endurance dite longue, est absolument indispensable pour tout cycliste, se travaille et se
développe exclusivement dans la filière aérobie.
Ce travail de fond est incontournable avant d’envisager des efforts beaucoup plus intenses et répétés.
Et pourquoi me direz vous ? Je m’explique… Mon exemple se base sur les fondements de construction d’un immeuble. Il est absolument impossible de construire un rez de chaussée et un premier
étage d’immeuble puis un deuxième étage sans avoir fabriqué au préalable de très solides fondations. C’est à la condition indispensable d’avoir des fondations bien faites que l’architecte pourra
envisager le reste de son œuvre avec sérénité.
En cyclisme, c’est la même chose. Seul un entraînement bien structuré, efficace et assidu dans la filière aérobie (endurance longue), permettra d’envisager le commencement d’un entraînement plus spécifique avec des fractionnés, faisant alors
apparaître la notion importante d’acide lactique qui caractérise la filière anaérobie lactique qui suit.
La filière anaérobie lactique
Arrivé à sa puissance maximale aérobie, un coureur ne pourra maintenir l'intensité de son effort plus de 6 à 12mn voir 15mn pour les coureurs
les mieux entraînés. Dès lors la filière énergétique change et devient peu à peu Anaérobie Lactique
…. La fréquence cardiaque s’emballe, le rythme respiratoire également, et l’on note une arrivée massive d’acide lactique au niveau des tissus musculaires dont l’accumulation provoque une baisse considérable du niveau de performance, au point de ne plus pouvoir maintenir son effort. A ce moment précis, seul le ralentissement du dit effort, permet de réactiver le processus aérobie : baisse et stabilisation de la F.C. et respiratoire, puis élimination progressive des déchets musculaires tels que les lactates.
La capacité à maintenir ce haut niveau d'efforts très intenses va de 30 secondes à 2 minutes (voir 3mn pour les mieux entraînés), mais dépend essentiellement du " pouvoir tampon " des muscles vis à vis de la production des lactates. Ainsi un coureur bien entraîné qualitativement à ce type d’effort, verra non seulement le pouvoir tampon de ses muscles augmenter, mais verra également reculer dans le temps l’apparition massive d’acide lactique dans ses muscles ce qui lui permettra d’être beaucoup plus performant dans sa capacité à enchaîner les efforts de grande intensité.
"Les substrats énergétiques nécessaires à ce type d’effort sont les glucides, le glycogène et les sucres rapides et lents qui sont stockés dans le foie et les muscles. Les sucres lents ( pain, riz, pâtes, pomme de terre) sont à consommer sans modération, à hauteur de ses besoins caloriques journaliers. Les sucres rapides eux ( sucreries, confiseries, confiture etc….) quoique nécessaire en petite dose, doivent être aborder avec beaucoup plus de modération "
La filière anaérobie alactique
La puissance extra maximale d’un effort ne peut être poursuivie physiologiquement que pendant quelques petites secondes : de 7 à 20 secondes suivant les individus. C’est l’arme secrète par excellence des sprinters. Le carburant de la filière anaérobie alactique est l’ATP et possède l’extrême avantage de ne produire aucun déchet musculaire, donc pas d’acide lactique. Par contre elle est la source de ce que l’on appelle la " dette en oxygène ". Au cours d’un sprint, par exemple, le coureur développe une très grosse puissance musculaire et donc consomme beaucoup d’énergie. Certains coureurs de haut niveau au 100 mètres racontent que pendant les 10 secondes environ de leur effort, il leurs arrive de ne pas respirer une seule fois. C’est l’organisme qui fait crédit aux muscles de cette oxygène consommé pendant cet effort ultra maximal. Vous avez déjà du remarquer d’ailleurs qu’à la fin de son effort très violent et de courte durée, le sprinter se retrouve tout d’un coup en hyper ventilation, avec une F.C. très élevée, ce qui correspond à l’instant précis où l’organisme réclame le remboursement du prêt en oxygène fait pendant l’effort. C’est ça " la dette en oxygène ". Par l’entraînement, il est possible de reculer l’échéance de remboursement de l’oxygène qui se fait plus en douceur, avec moins d’agressivité pour le sportif , d’où une performance accrue.
Pour résumer simplement :
Trois filières pour trois types d’efforts
Aérobie : efforts de moindre intensité et de longue voir très longue durée. Fréquence cardiaque et ventilatoire stabilisée. Substrats énergétiques : graisses, lipides, O2. .
Anaérobie lactique : efforts très intenses. Fréquence cardiaque et ventilatoire qui augmente rapidement. Apparition massive d’acide lactique dans les tissus musculaires. Baisse importante des performances sportives. Substrats énergétiques : glucides essentiellement.
Anaérobie Alactique : efforts intensité maximale. Dette en oxygène très importante. Substrat énergétique propre à l’organisme (ATP par la créatine phosphate).
Le seuil Anaérobie
Nous venons de le voir…. Lors d’efforts brefs et violents, l’organisme cesse de fonctionner sur le métabolisme aérobie pour passer assez brutalement sur le métabolisme anaérobie. Il fournit alors
de l’énergie, mais sans l’utilisation d’oxygène et avec une apparition massive d’acide lactique, ce qui a pour effet direct d’abaisser considérablement l’intensité
de l’effort produit par le coureur. (Quand on " saute en haut d’une bosse ", c’est tout à fait ça)
Le métabolisme anaérobie ne fonctionne que quelques minutes. Le but d’un bon entraînement est donc bien de repousser le niveau d’effort à partir duquel le seuil anaérobie entre en action. Par voie de conséquence, ce seuil étant repoussé, le cycliste pourra produire des efforts avec plus d’intensité et plus longtemps tout en fournissant aux muscles son énergie par voie aérobie (mais sans acide lactique).
Comment élever son seuil anaérobie ?
L’élévation du seuil anaérobie s’obtient essentiellement en faisant travailler une certaine catégorie de fibres musculaires qui composent les muscles moteurs du cycliste.
Pour schématiser, il existe deux grandes catégories de fibres. Les fibres dites rapides à contraction rapide, et les fibres dites lentes à contraction modérée.
Les fibres rapides tirent la plus grande partie de leur énergie du métabolisme anaérobie. Les fibres lentes, elles, qui se contractent environ deux fois moins vite, utilisent
l’énergie du métabolisme aérobie.
Quand on roule au train sans forcer réellement, le système nerveux sollicite en priorité les fibres à contraction lente qui se fatiguent plus lentement,
conviennent parfaitement aux efforts de longues durées mais n’ont pas la faculté d’élèver le seuil anaérobie dont il est question.
Les fibres à
contraction rapide, moins résistantes à la fatigue, entrent en action quand l’effort s’intensifie et devient réellement plus difficile.
On
subdivise alors en deux types les fibres dites rapides. Les fibres " A " sont sollicitées quand on accélère l’allure, en passant par exemple d’un train soutenu à une accélération
soudaine et prolongée. Les fibres " B ", elles, fournissent la puissance nécessaire à une intensification violente, soudaine et brutale d’un effort, comme lors d’un sprint ou lors d’un
démarrage très violent dans une bosse.
Pour élever le seuil anaérobie, il faut travailler les fibres " A " car ce sont les seules qui utilisent à la fois les métabolismes aérobie et anaérobie.
Cependant, le cycliste devra s’entraîner précautionneusement en restant près de son seuil (sans le dépasser de trop), pour progresser efficacement. Il a été prouvé qu'un travail non contrôlé hors
seuil nuisait plus à l’organisme qu’il ne l’aidait. C’est en se rapprochant régulièrement de son seuil anaérobie à l’entraînement, que l’on a le plus de
chance de le voir s’élever et donc progresser.
Notions de seuils et
pourcentages
Avant d’entamer ce chapitre, nous allons donner quelques définitions indispensables.
La fréquence cardiaque (FC) au repos est celle relevée au lever du lit. Elle varie suivant les individus, suivant le sexe, suivant leur âge, suivant leur vécu sportif et suivant la période de l’année.
La FC max varie également selon les critères sus nommés. Elle correspond à la FC maximale atteinte lors d’un effort supra maximal mené dans des conditions spécifiques et adaptées.
La fréquence de réserve d’un individu est la différence entre la FC maximale et la FC au repos. Prenons pour exemple un sportif, Pierre, qui bat au repos à 50puls/mn et à 190puls/mn au maximum en plein effort. Il aura une fréquence de réserve de 190(FCmax) – 50(FCrepos) = 140 pulsations.
Les différents seuils d’efforts dont nous allons parler seront calculés à partir des pourcentages de cette fréquence de réserve.
Gardons les relevés physiologiques de notre ami Pierre pour les explications qui vont suivrent..
Pour Pierre, notre cycliste, l’endurance de base débutera à partir d’une intensité égale à 50% de sa FC de réserve à laquelle on ajoute la FC repos.
[ FC endurance de base ] = (FC réserve 140puls) x (intensité de l’effort 50%) + 50puls = 120puls/mn
120puls/mn correspond donc à la "fréquence de base" du travail sportif foncier de notre ami Pierre
En dessous de ce seuil, son entraînement se limitera à ce que l’on appelle de la " récup active ". c’est également ce que l’on nomme communément une " ballade de santé ". Cette phase est très efficace et même recommandé pour récupérer musculairement des exercices qui font appel notamment à la filière anaérobie.
Au dessus de ce seuil, ce seront
les qualités de fond de Pierre qui se développeront et ce jusqu’à 70% de sa fréquence de réserve (148puls).
A partir de là, tout
augmentation d’intensité dans son effort (FC de réserve compris entre 70 et 85% c’est à dire entre 148 et 169puls) permettra à Pierre de développer son
endurance maximal aérobie c’est à dire sa capacité à maintenir un effort soutenu voir très
soutenu pendant une heure ou plus et ce grâce à des exercices adaptés et spécifiques. Notre cycliste atteint à ce moment précis son seuil aérobie .
Si Pierre intensifie
encore son effort, en travaillant entre 85 et 95% environ de sa fréquence de réserve (169 à 183puls), il développera alors sa puissance aérobie, c’est à dire sa capacité à soutenir un très haut niveau d'intensité dans son
effort pendant un temps déterminé physiologiquement et limité dans le temps. Bien que l’oxygène fasse encore partie des composantes énergétiques musculaires, l’intensité de son effort est telle
que l’on observera déjà l’apparition d’une certaine quantité d’acide lactique dans les tissus musculaires.
A partir de 95% de la fréquence de réserve de notre coureur, c’est à dire à partir de 183puls, tout bascule. Pierre atteindra
son seuil anaérobie. Jusqu’alors, sa fréquence cardiaque et ventilatoire augmentait très
progressivement et proportionnellement à l’intensité de l’effort qu’il avait produit. En arrivant et en dépassant son seuil anaérobie, un décrochage physiologique très net s’effectue : sa FC
augmente très rapidement, son rythme respiratoire également et ses jambes commencent à lui faire très mal. L’apparition des lactates sanguins
devient massive , fait son oeuvre et opère directement sur les performances musculaires de notre coureur. L’oxygène n’entre alors pratiquement plus dans les composantes
énergétiques des efforts de Pierre.
En poursuivant encore son effort à une FC comprise entre 95 et 100% de sa FC de réserve (c’est à dire entre 183 et 190puls), Pierre n’utilisera plus du tout l’oxygène comme substrat énergétique et ses muscles se verront submergés de lactates. La puissance et l’intensité quasi maximale de son effort ne pourra alors être maintenu que très peu de temps, et ce finalement, jusqu’à saturation et blocage complet des tissus de contraction musculaire par l’acide lactique.
Pour conclure :
Mais tout n’est pas figé pour Pierre notre coureur.
Avec le sérieux et l’assiduité qu’on lui connaît, tout peut encore évoluer pour lui. En fonction de son âge, de sa volonté, de son vécu cycliste antérieur et avec des exercices adéquates et
adaptés à tous ces paramètres, Pierre pourra encore progresser et modifier :
Non seulement ses données physiologiques de base telles que sa FC au repos qui baissera, sa FC maximale qui augmentera et donc par voie de conséquence sa FC de réserve qui grandira
Mais également et principalement, le niveau
d’intensité des efforts qui provoquait notamment l’apparition massive d’acide lactique dans ses muscles et par voie de conséquence, les différents niveaux des seuils d’effort qui y sont
associés.
Dès lors si Pierre suit toutes ces consignes, il pourra encore progresser de façon nette.
Comment travailler ces domaines ?
Vous connaissez bien ces expressions : " Il n’y a jamais de problème, il y a toujours une solution " ou bien encore " tous les chemins mènent à Rome ". Et bien ils s’appliquent tout à fait à notre sujet qui est celui de l’entraînement et de la performance. Effectivement, chaque sportif a la possibilité de trouver sa solution au problème de la performance dans l’approche de son entraînement. Mais suivant de très nombreux critères (ses capacités physiologiques, son vécu sportif, ses objectifs, son âge, son sexe…) , plusieurs chemins peuvent ouvrir la voie vers la performance sportive. Le tout est de structurer de façon cohérente et adéquate son entraînement à court terme, à moyen terme et à long terme, en se fixant des objectifs physiques réalisables et surtout en se donnant la possibilité d’évaluer à tout moment la progression de sa condition physique.
S’attaquer à la préparation d’un Paris-Brest-Paris , au record de l’heure sur piste, au Roc d’Azur VTT, à une course à
étapes ou au championnat de France sur route (course d’un jour) ne demande bien entendu pas la même préparation physique, pas la même approche théorique, technique et pratique, pas les mêmes
durées de préparation enfin pas " les mêmes ingrédients pour faire monter la mayonnaise ". De plus chaque individu
étant physiologiquement différent de son voisin, il est facile de comprendre que les combinaisons possibles d’approche de la performance sportive sont nombreuses. Prendre ce problème dans sa
globalité revient à résoudre une énorme équation paramétrique. Pas toujours facile et surtout pas à la portée de tout le monde. Attention aux " Docteur Jeckyl " en herbe. Je vous laisse, à ce sujet, le soin de me relire au début du dossier dans le paragraphe intitulé
" Importance de la personnalisation et du
suivi de l’entraînement " .
Que l’on soit routier, vététiste, cyclocross-man ou pistard, la base de l'entraînement est le travail de la filière aérobie. Travailler l'endurance, le
foncier, c’est se donner les bases indispensables et nécessaires pour commencer un travail spécifique et efficace.
Chaque année, le travail foncier effectué permettra d’améliorer ses constantes physiologiques (baisse de la FC au repos, augmentation de la FC de réserve, diminution et recul de l’apparition des
lactates dans les tissus musculaires) et donc d’améliorer sa Puissance Maximale Aérobie
(PMA). C’est ainsi qu’à long terme, les années passants, on verra sa PMA s’élever et donc aussi sa capacité à produire des efforts plus intenses
durant des périodes plus longues tout en évitant l’asphyxie musculaire par l’acide lactique. Le travail sur la PMA est le cœur même de la progression de la performance sportive et ce, quelque
soit la discipline cycliste que l’on pratique.
Comment s'y prendre?
A moyen terme et sur une saison: d'abord du
foncier!
Une fois la saison cycliste terminée, il est nécessaire de " couper " la pratique du vélo, tant pour des
nécessités physiques (le corps a besoin de se reposer et de recharger les " accus " en influx nerveux) que pour des nécessités psychologiques ( changer d’activité permet de se maintenir
physiquement mais en plus de recommencer l’entraînement avec une grosse envie de remonter du vélo et cela est primordial) . Une coupure de vélo est donc primordiale, mais pratiquer une activité
physique est fortement conseillé (footing, natation, musculation….dans le respect de la récupération de l’organisme). C’est d’ailleurs à ce moment précis que l’on commence à préparer sa saison.
Tous les coureurs d’expérience vous diront que " c’est l’hiver que l’on prépare sa saison et ses futures victoires ".
Une fois les batteries rechargées, l’organisme reposé, la musculature d’aplomb on peut commencer à travailler efficacement le foncier sur le vélo. Et là il n’y a pas de secret,il faut faire des bornes. Mais pas n’importe comment. Cette phase de travail est cruciale et capitale pour la suite de la préparation. Deux principes fondamentaux doivent servir de référence à ce stade de la préparation.
1ère : Le cœur est, comme vous le savez, le muscle qui permet l’envoi du sang et donc de l’oxygène dans les tissus
musculaires. L’objectif premier, durant la période de travail foncier, est donc d’augmenter le volume systolique (c’est à dire le volume de sang dans le cœur) afin d’avoir une pompe cardiaque
possédant un gros volume sanguin. Ainsi en augmentant le volume cardiaque, la quantité de sang oxygéné envoyé dans les muscles sera plus grande. Les muscles, plus oxygénés, seront alors beaucoup
plus performants.
Ce n’est que bien plus tard dans la préparation, une fois le travail sur le volume du cœur terminé, que l’on musclera les parois
cardiaques, afin de faire du cœur une pompe volumineuse et performante. Attention de ne pas faire l'action contraire qui aurait pour conséquence de bloquer le coeur et sa plage de
réserve. Petit coeur, petite pompe !!!
2ème : A ce stade de la
préparation, il est nécessaire de brûler les graisses de réserve stockées dans les muscles. Un entraînement bien conduit à ce stade repoussera au maximum le moment où les graisses seront
délaissées au profit des sucres et du glycogène qui, contrairement aux graisses, ont un stock limité. Cette objectif s’atteint en " accumulant les kilomètres " dans le cadre de la
filière aérobie, c’est à dire en ne travaillant uniquement que dans la plage de 70 à 85% de la FC de réserve.
Simple et compliqué à la fois, ce
travail est d’une importance capitale et primordiale pour envisager la suite de la préparation.
Au bout de 6 à 8 semaines et quelques bonnes centaines voir milliers de kilomètres (suivant le vécu sportif, l’âge du coureur et surtout en fonction du travail physique effectué durant l’hiver), notre organisme est prêt à passer la vitesse supérieure. Des exercices spécifiques dans le but d’améliorer la PMA vont devenir la priorité de l’entraînement. C’est à ce moment (la pompe cardiaque étant performante et prête à supporter des efforts intenses) qu’il devient indispensable de travailler sa capacité à produire des efforts successifs et de plus en plus violents pendant un certain temps, qui lui même devra augmenter, et ce, en évitant l’asphyxie musculaire avec l’apparition des lactates dans le sang. La meilleure façon d’augmenter cette puissance maximale aérobie et de retarder l’arrivée d’acide lactique est tout simplement de fatiguer le corps en faisant des exercices " fractionnés " se situant au seuil anaérobie et, chose essentielle, entrecoupés de moments de récupération dont la durée sera fonction de l’effort effectué et du niveau de préparation en cours. Durant toute cette période, on travaille donc en jouant sur le nombre d’exercices à effectuer, sur l’intensité du travail et sur la récupération active associée. Généralement, il est conseillé des efforts de 3 à 6 mn, répétés de 5 à 10 fois avec des temps de récupération oscillants entre 2mn et 6 mn (d'autres approches sont également possibles). Mais il faut savoir que ce genre d’exercices produit déjà de l’acide lactique, ce qui peut représenter, les séances se succédants, des sorties très difficiles, de plus en plus fatiguantes et qui, si elles ne sont pas gérer convenablement avec des temps de récupération adéquates, peuvent avoirs des effets très néfastes pour l’organisme.
Alors attention, mieux vaut savoir ce que l’on fait dans ce domaine! ! ! Demandez à quelqu'un qui connait très bien le sujet par exemple.
Et voilà d’ailleurs pourquoi, je préconise personnellement un travail " fractionnés " juste en dessous du seuil anaérobie, donc juste en dessous de votre PMA du moment
En effet, en travaillant au dessus de la PMA, l’acide lactique arrivant en masse dans les tissus
musculaires oblige assez rapidement (moins de 6mn) l’organisme à baisser très nettement son niveau de performance (au point de devoir arrêter le travail en cours) ce qui est à mon
sens beaucoup moins efficace (au moins dans un premier temps) que de travailler juste en dessous du seuil anaérobie (donc
sans apparition massive de lactates) mais qui par contre a l’extrême avantage de permettre un travail quasi au seuil pendant une période de travail beaucoup plus longue (de 20mn jusqu’à 40mn
voir 1 heure).
Le coureur récupérant mieux (car moins de toxines à éliminer), il peut également se permettre de répéter ce genre de séance plus régulièrement. La progression de la performance du cycliste est
alors à mon sens beaucoup plus efficace et donne des résultats beaucoup plus probants à moyen et à long terme.
Toutefois, le travail juste au dessus de la PMA n'est pas totalement à renier, ni
à rejeter dans sa globalité car il permet, entre autre, un travail sur sa capacité à travailler sur la toxicité des muscles pendant les efforts. Et si l'on veut que cela soit efficace,
mieux vaut savoir ce que l'on fait !!!
Généralités, procédés de travail spécifique et phénomène de surcompensation
* De façon générale, pour faire progresser sa P.M.A. , l’intensité des exercices doit être limiter de façon à ce que
les lactates n’apparaissent pas (sur une même séance de travail) en trop grande quantité dans les tissus musculaires.
* Faire dans le cours de la saison, des cures de créatine, protéine et bicarbonates. Ce genre de produit se
trouve sans problème dans les magasins spécialisés dans le sport tels que Décathlon. Ils vous permettront une meilleure resynthèse des stocks énergétiques et une meilleure récupération de
l’organisme.
* Pour augmenter sa résistance aux effets des différents lactates, le principe est de solliciter avec modération et intelligence les systèmes tampons des tissus musculaires en insistant sur la toxicité des efforts spécifiques. Surtout ne pas en abuser.
* Après les séances de fractionnés, tout est bon pour essayer de récupérer au plus vite. Le temps de récupération nécessaire à une séance très dure à base de fractionnés est de 48 heures, boire beaucoup d’eau bien sur, s’alimenter de manière adéquate (sucres lents pour la resynthèse énergétique, pas trop de graisses….), pratiquer des étirements spécifiques afin d’aider à rétablir l’élasticité des fibres musculaires après la séance de fractionnés.
* Les séances de fractionné ne sont pas des techniques à employer tout au long de la saison, car l’intensité des exercices effectués implique un effet de grande fatigue sur l’organisme. Cette outil ne doit être utilisé que 2 à 3 fois dans la saison ce qui correspondant d’abord à la mise en condition juste avant les compétitions puis aux périodes des objectifs principaux du coureur.
* Suivant la périodisation choisi (il est nettement plus facile d’envisager et de gérer 2 périodes de grande forme dans l’année que 3) , on note que la durée de préparation complète pour une périodisation multiple est de 2 mois et demi à 3 mois (suivant les individus et leur vécu sportif), que la durée de préparation spécifique peut durer de 3 à 8 semaines suivant les méthodes, le niveau de travail déjà effectués et l’objectif à atteindre, que la durée moyenne de forme optimale du coureur dans une même pérodisation est d’environ 4 semaines et que la période de récupération active indispensable pour entamer un nouveau macro cycle de préparation dure de 3 à 6 semaines.
* Dans la progression des exercices fractionnés à l’intérieur d’une même macro-cycle, on distingue deux approches d’exercices : ceux que l’on va travailler juste sous le seuil anaérobie-aérobie, c’est à dire à la limite de la P.M.A. mais sans apparition de lactates et donc sans toxicité musculaire, et ceux que l’on effectuera au contraire au dessus de la P.M.A. et qui permettront un travail sur la fatigue, sur le pouvoir tampon des tissus musculaires et sur leur résistance aux toxines. Ces exercices étant extrêmement fatigant pour l’organisme, on comprend mieux maintenant pourquoi il ne faut pas en abuser sous peine de récolter les effets contraire de ceux recherchés.
Quelques exemples d’approche d’entraînements fractionnés
Ces quelques exemples ne doivent en aucun cas être pris comme références absolues pour un entraînement spécifique. Ce ne sont que des exemples pour montrer quels genres de progression ont peut faire dans les exercices de type fractionnés.
Le grand principe est de faire varier au fur et à mesure le temps de travail, l’intensité, la récupération active associée et les braquets.
Travailler à une fréquence cardiaque proche de sa FC max, n’est pas chose aisée. Dans un premier temps il faut arriver à faire monter la pompe, ce qui n’est guère
évident.
* Il faut toujours bien chauffer. Il faut que son corps soit physiologiquement prêt à travailler à un
tel niveau de performance.
* Pour ce faire : La technique du " vite-lent " est efficace mais un peu
rébarbative. 20 secondes à fond environ puis 20 secondes en récup passive (rouler sans appuyer forcer), et on recommence le tout pendant un labs de temps pouvant varier de 2mn à 4mn
environ, tant que la FC désirée n'est pas atteinte. Recommencer si la FC n’a pas atteinte la FC voulu. Un des avantages de cette approche est de travailler haut cardiaquement sans apparition
d’acide lactique.
Une fois bien échauffé et la fréquence cardiaque étant montée suffisamment haute pour engager le travail voulu, on peut alors, et seulement alors commencer les exercices spécifiques dont chacun d’entre eux à pour objectif le développement d’une qualité physique bien particulière
Exemple d’un travail fractionné sur la P.M.A.
Dans la progression des exercices (qui se font suivant les cas entre 4 à 6 semaines), on travail toujours à FC contante en faisant varier le nombre de répétitions et de cycles de travail, et surtout, en jouant sur le rapport du temps de travail à la FC désirée et celui du temps de récupération associée.
FR1
PMA
6 fois le cycle
complet :
2mn30s d'efforts à 85%< FC < 95% entrecoupées de 3mn30s de récup active à 60% FC max. On notera que le temps de récup est plus grand que le temps de travail.
environ 32 mn d'exercices (hors échauffement et retour
au calme)
FR2 PMA
6 fois le
cycle complet :
3mn d’efforts à 85%<FC<95% entrecoupées de 3 mn récup active à 60% FC max. On notera qu’ici le temps de travail est
équivalent à celui de récupération.
environ 36 mn
d'exercices, (hors échauffement et retour au calme)
FR3 PMA
4 fois le cycle
suivant
3 mn à 85%< FC<95% avec 2mn30s récup active.
Puis répéter l’ensemble 2 fois entrecoupé de 5 mn de récup active à 60% de
la FC max . On note dans cet exercice que le temps de récup est devenu plus court que le temps de travail. Les tissus musculaires ont moins le temps de se " détoxiner ". Les lactates
forcent le cycliste à travailler dans le dur.
environ 50 mn d'exercice, (hors échauffement et retour au calme)
FR4 PMA
4 fois le
cycle suivant
3mn à 85%<FC<95% avec 2 mn récup active.
Puis répéter
l’ensemble 2 fois entrecoupé de 5 mn de récup active à 60% de la FC max. On note que pour terminer ce cycle de travail, le temps de récup a
encore diminué ce qui rend la récupération entre les exercices incomplète, impliquant un travail de résistance très important des muscles qui fonctionnent sur la fatigue et avec de l’acide
lactique non résorbée dans les tissus musculaires
environ 50 mn d'exercice, (hors échauffement et retour au calme)
Exemple d’un travail sur la P.M.A. avec apparition modérée des lactates sanguins :
FR1 lactates
5 fois l’exercice suivant :
40s à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3 mn .
Répéter ce cycle 2 fois entrecoupés d’une récup
active (60% FC max) de 6 mn. Bien s’échauffer pour avoir le palpitant prêt à monter dans les tours direct.
temps total de l'exercice : environ 42 mn (hors échauffement et retour au calme)
FR2 lactates
5 fois l’exercice suivant :
50 s à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3 mn .
Répéter ce cycle 2 fois entrecoupés d’une récup active (60% FC max) de 5 mn. Nous noterons que le
temps d’exercices sera plus long, et que la récup d’entre les 2 cycles est plus petit.
temps de l'exercice : 42 mn (hors échauffement et retour au calme)
FR3 lactates
5 fois l’exercice suivant : 1mn à FC>95% avec un effort
quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3mn30s .
Répéter ce cycle
2 fois entrecoupés d’une récup active (60% FC max) de 5 mn.
temps totale de l'exercice : environ 49 mn (hors échauffement et retour au calme)
FR4 lactates
4 fois
l’exercice suivant :
1mn à FC>95% avec un effort quasi maximal suivi d’une récup active (60% FC max) de 3mn .
Répéter ce cycle 3 fois entrecoupés d’une récup active (60% FC max) de 5
mn.
temps totale de l'exercice : environ 58
mn (hors échauffement et retour au calme)
Exemple d’un travail sur la P.M.A. avec apparition massive des lactates sanguins
FR1+lactates+++:
échauffement de 30 mn, puis
Cycle de travail :
* 1 fois 1mn à bloc FC>95%, avec 40s récup semi active
* puis 2 fois 1mn 30s à bloc, avec 1 mn récup semi active
* puis 1 fois 2 mn à bloc, avec 1mn 30s récup semi active
L’enchaînement de ce cycle peut être et doit être répété de 2 à 4 fois entrecoupé d'une récup active de 5 à 8 mn (suivant son état de fatigue)
Durée de l’ensemble pour 2 enchaînements : 28 mn environ
pour 3 : environ 42 mn
pour 4 : environ 1 heure
FR2+
lactates+++:
échauffement de 30
mn,
puis rechercher un parcours un peu vallonné sans grosse difficulté:
Cycle de travail :
* 1 fois 1mn30s à 2mn de vite-lent (comme décrit plus haut) pour faire vite
augmenter au dessus de 95% de la FC max.
* 1 fois 2 mn30s sur le circuit adapté à une FC > à 95%.
Puis 5 mn de récup active à FC < 160
Le corps de ce cycle a une durée de 8mn environ. Ce cycle de 8mn peut être répété plusieurs fois:
Pour 3 fois prévoir 24 mn de travail.
Pour 6 fois prévoir 50 mn etc etc…
Ne jamais pas dépasser 8 cycles soit 1h 10 de travail environ.
Prévoir une bonne récup après sous forme de retour au calme d’au moins 20
mn
Les phénomènes de surcompensation
L’un des principaux principe à connaître dans la façon d’affiner sa préparation physique est la connaissance du phénomène de surcompensation.
Après un effort intense à l’entraînement ou en compétition, l’organisme a besoin d’un certain temps pour récupérer (entre 24 et 48
heures), reconstituer ses stocks énergétiques et retrouver les forces nécessaires pour préparer les agressions physiques à venir. Si les séances de fractionné sont
judicieusement placées dans la semaine (ou dans le mois à moyen terme) le corps sera en mesure de répondre aux demandes qu’on lui formulera. Par contre si les séances sont élaborées et
réparties anarchiquement, ce sont soit la stagnation, soit la régression soit la fatigue qui en
résulteront.
Toutefois, à bon niveau et pour les coureurs qui se connaissent bien, cette état de fatigue est recherché afin d’agresser encore plus l’organisme pour progresser à condition que le travail effectué soit suivi d’une période de repos adéquate. On parle alors de surcompensation.
Ce qui suit, sont des schémas d'approche et rien d’autre :
SURCOMPENSATION SIMPLE
On suppose dans un premier temps que les périodes de récupération entre les efforts à PMA sont bien suivies et permettant une bonne récup (j’insiste là dessus) voilà ce qui se passe.
Un coureur endurant, et ayant commencé sa préparation spécifique, part avec un potentiel équivalent à 70% de son potentiel maximum. S’il fait une séance très dur de
fractionné, son organisme en fin de séance va descendre à 50% de son potentiel réelle, car son corps est très fatigué. Si le coureur laisse convenablement son organisme récupéré, c’est à
dire de 24 à 48 heures suivant la rapidité de récupération propre à chaque individu, son organisme va regénérer son stock énergétique et récupérer de façon dans un premier temps à revenir à
ses 70% initials de potentiel physique, mais encore à dépasser cette capacité pour atteindre 75% par exemple.
Et ainsi de suite. Ce phénomène peut être reconduit plusieurs fois dans une période allant de quinze jours à un mois, sachant que c’est un exercice vraiment difficile, et qui demande d'être à
l'écoute de son corps.
SURCOMPENSATION COMPLETE
Une autre méthode, mais plus délicate celle là, demande un travail de plusieurs cycles d’efforts à PMA (3 à 5 environ) avec des périodes de récupération incomplète. L’organisme travaille sur la fatigue et on a une sensation de baisse générale de la forme physique. Au bout de ces 7 à 10 jours de travail intense sur la fatigue, on respecte enfin un intervalle de récupération suffisamment long afin de permettre une totale récupération physique et énergétique. Cela provoquera une montée en puissance du potentiel physique de départ qui pourrait grâce à cette méthode passer de 70% à 90%. C'est une surcompensation complète
Quelques données
* Le délai de resynthèse du potentiel énergétique se situe entre 24 et 48 heures
* La veille d’une compétition on peut conseiller à un coureur qui est dans une période de bonne forme, de faire une petite sortie avec quelques efforts intenses et
brefs afin d’effectuer sa compétition du lendemain dans une phase de surcompensation.
TRAVAIL SUR LA FREQUENCE DE PEDALAGE ET SUR LA "PUISSANCE EFFICACE"
Voilà un concept personnel qui me tiens à coeur, j'y ai beaucoup travailler. Pour moi, le travail à "puissance efficace" est la finalité de l’approche de la
performance.
Pou moi, c’est le top du top.
De façon générale, la notion de "puissance efficace" varie dans la saison pour chaque
cycliste, en fonction de sa condition physique, en fonction de son vécu sportif et surtout en fonction du niveau de préparation dans lequel il se trouve. Elle sera la plus élevée au plus haut de
sa forme (très bonne condition physique, poids de forme stabilisé et bas, pratique de nombreuses compétitions...). Elle sera évidemment faible lors de la reprise d’un entraînement hivernal ou
après une coupure trop grande. En effet cette" puissance efficace" se perd très vite dès lors que l'on arrête la compétition ou même la pratique assidue de la discipline.
La "puissance efficace" se qualifie par la capacité à maintenir sa puissance maximale et sa fréquence de pédalage régulière lors d’un effort soutenu et long.
Travailler à sa "puissance efficace" permet d’effectuer des efforts intenses en régulant sa fréquence cardiaque et ventilatoire tout en gardant, bien sûr, son niveau élevé de puissance
musculaire.
Aussi, faut il jouer finement sur l'utilisation des braquet que l'on utilise dans l'effort, le but ultime étant de garder lors de l’effort soutenu, sa fréquence de pédalage sans faire varier sa
F.C. et son rythme respiratoire.
DETERMINER SA "PUISSANCE EFFICACE"
Le concept de "puissance efficace" est un concept que j'ai mis en place et simple à comprendre de tous. Je l'ai testé moi même durant
quelques années pour me permettre une approche efficace de la performance!
Pour déterminer sa "puissance efficace", la première chose est d’être nécessairement
et obligatoirement en très bonne condition physique. Il faut donc avoir passé le cap du
foncier et avoir déjà fait une très sérieuse approche de son travail "fractionné". Si tel n'est pas le cas, ne vous y engagez pas. Les effets seraient contraires à vos
attentes.
Alors, et seulement alors, il sera temps de travailler avec efficacité ce concept de " puissance efficace ". Cette approche est en quelque sorte ce que j’ai toujours considéré comme
étant le point d’orgue de ma préparation physique. A bon entendeur……
L’objectif est d’être capable de tirer un braquet donné sur le plat à un train bien soutenu (ex : 52 x 18 x 17 x 16 ), et d’enchaîner les différentes parties
d'un parcours sans difficulté majeure mais avec quelques montées de faux plat avec ce même braquet (52 x 18 x 17 x 16) sans baisse de
fréquence de pédalage donc sans baisse de puissance et avec une fréquence cardiaque et ventilatoire stable.
Si vous y arrivez, vous connaissez alors votre puissance efficace et le braquet à partir duquel vous pouvez continuer à travailler ce concept. Au fur et à mesure des compétitions passant, vous
constaterez que cette puissance efficace grandira encore.
Par contre si à l'amorce des difficultés vous sentez votre fréquence de pédalage baisser voir s'effondrer ou votre FC et respiratoire s ‘affoler, c’est que vous n'êtes pas
avec le braquet qui vous permettrait de travailler à votre puissance efficace. Il faut alors retirer 1 dent voir 2 dents (voir plus) afin de pouvoir effectuer efficacement cet exercice.
(Surtout ne pas attendre " d’être à pied " pour changer de braquets.)
Ce travail doit être personnel et fait individuellement. Ainsi peut importe votre niveau de
puissance efficace, l'essentiel étant d'y travailler avec vos capacités réelles du moment. Il n'y a que comme cela que vous réussirez à vous voir évoluer et passer de nouveaux caps. Vouloir
travailler à une puissance efficace qui n'est pas la sienne, peut avoir un tas d'effets négatifs sur l'organisme. Vous voilà
prévenus.
Pour déterminer sa "puissance efficace" du moment, il faut choisir un terrain un peu vallonné, mélange de plat et de petits faux plats (pas des bosses à pourcentages élevées). Il faut être capable d'enchaîner des efforts à la "puissance efficace" entre 20 et 40 minutes dans un premier temps (
suivant son état de forme du moment ).
Comme je l'ai indiqué au début, la "puissance efficace" varie non seulement au cours d'une même saison cycliste, mais également d'une saison
cycliste à l'autre. Il ne faut pas oublier que les muscles ont un effet "mémoire" important, ce qui donne une importance capitale à une pratique assidue et à une approche structurée et efficace
de son entraînement, et ce, à court, moyen et long terme!
La récupération
Absolument nécessaire pour envisager toutes formes d’évolution de la performance sportive, les périodes de récupération, tant avant et après une épreuve, ou
surtout pendant et après une séance d’entraînement, sont aussi importantes voir plus importantes qualitativement
que l’approche des séances de préparation physique en elle même.
Toutes les approches modernes de la performance sportive professionnelles et amateurs font
référence à toutes les formes de récupération que l'on puisse imaginer : électrostimulation, massages, psychothérapie sportive, produits de récupération physiologique, kinésithérapie,
ostéothérapie ...... La grande évolution de ces 15 dernières années en ce qui concerne la performance sportive est la mise en application des différentes formes de récupération
pendant les périodes d'entraînement et de compétitions. L'entraînement physique et la mise en application des récupérations associées aux efforts consentis font toute la différence
aujourd'hui.
Même si la comparaison peut paraître marginale, la récupération est à la performance ce qu’un silence est à la musique. Sans silence (qui est d’ailleurs reconnu par les musiciens comme une note à
part entière), la musique serait fade, sans relief, sans état d’âme, et sans progressivité. La performance sportive, sans l’application des différentes formes de récupération qui existent, serait
sans coup d’éclat, sans état de grâce magique qui caractérise la performance exeptionnelle d'une journée
de championnat, un objectif à ne pas manquer !!! …
D’elle dépend la faculté et la capacité à enchaîner efficacement les séries de travail et les intensités d'efforts maximals, tant
à l’entraînement qu’en compétition. D’elle dépend le fait d’atteindre le meilleur de ses capacités physiques le " Jour J " et de se sentir imbattable.
Ne sous estimez surtout pas l’extrême importance de la récupération qui est en elle même une forme d'activité à part entière dans la préparation physique d’un
athlète.
Autre approche de la " Puissance "
La puissance instantanée d’un cycliste est directement liée aux forces qu’il exerce sur sa machine pour se mouvoir dans le temps, dans l’espace et à sa capacité de
vitesse de pédalage à cette puissance (ce qui revient en partie à ma théorie de l’entraînement à puissance efficace).
La puissance est l’expression instantané du pédalage.
La puissance est directement interprétable parce qu’en rapport direct avec son niveau de condition physique.
L’analyse d’une condition physique est plus facile à analyser avec des données relatives à la puissance intrinsèque d’un individu qu’avec sa fréquence cardiaque. En effet il a été prouvé scientifiquement que la FC était plus sensible aux facteurs et aux variations extérieurs pouvant influencés la performance.
Dans l’absolu, l’interprétation idéale et juste de la condition physique d’un coureur à un moment de sa préparation est donc celle d’une étude commune de la corrélation entre sa puissance et sa F.C. ! Pas accessible à tous vous l’admettrez !
Indice puissance – poids
Un indice appelé indice puissance-poids ( IPP) permet d’établir scientifiquement une note comprise entre 0 et 20 (voir un peu plus pour les tous
meilleurs).
Cette note détermine de façon très réelle son état de forme.
IPP = 33,3 x puissance (en watts) / poids (poids corporel en kilo)
On comprend tout de suite, grâce à cette formule de l’IPP, l’importance de contrôler son poids de forme ! Outre les améliorations physiologiques indiscutables apportées par un corps entraîné, sain, sans surplus de poids, on voit ici grâce à cette formule que c’est le rapport poids puissance qui est essentiel.
Tester régulièrement son IPP permet de suivre de très près l’évolution de sa condition physique. Une note croissante sera le signe d’une forme ascendante. Au contraire, une note à la baisse, sera le signe d’une fatigue générale et donc d’une forme descendante.
Récupération, puissance, vitesse de jambe et perte de poids sont donc les conditions indispensables pour trouver une bonne forme physique.
Les matériaux employés pour la constitution d'un cadre de vélo sont divers. Suivant les utilisations recherchées et les contraintes de coût et de technicité, les structures et matériaux utilisés pour la fabrication d’un cadre se rapprochent de plus en plus souvent de ceux utilisés en aéronautique. L'objectif est d'obtenir une structure la plus légère qui soit, en privilégiant en priorité la résistance à la déformation due aux différentes forces exercées sur le cadre durant un effort maximal. De nos jours les critères de légèreté et de rendement passent largement devant celui du confort. Toutefois les constructeurs jouent avec ces trois constantes pour en faire un argument commercial de premier ordre. C’est ainsi que les matériaux et les techniques de fabrication évoluent . Les fibres de carbones, par exemple, accordent aujourd’hui une certaine place au confort alors qu’il y a quelques années en arrière, l’image d’un cadre en carbone était directement associée à la fermeté extrême et à l’inconfort total.
Les qualités d’alliage d'un matériau ainsi que la manière dont il est pensée et créée sur les bancs d’étude, déterminent l’utilisation que les constructeurs approprient à la fabrication d’un modèle de cadre. C’est ainsi que par exemple, on a vu apparaître les cadres de type monocoque en carbone, les cadres " slooping " TCR de chez Giant ou même les cadres aluminium avec le " wishbone " (bases et haubans) en carbone. Ils répondent évidemment tous les trois à des critères précis d’efficacité en terme de rendement et de coût pour l’utilisateur. Sans rentrer dans les détails très techniques des différents types d’alliage utilisés dans chaque matière, voici quelques généralités qui caractérisent les différents genres de cadres.
Les cadres fabriqués avec des alliages d'aluminium vieillissent moins bien dans le temps que les cadres en titane et surtout en carbone. Contrairement aux alliages de titane, qui possèdent une limite d'élasticité naturelle en deçà de laquelle le cadre ne se fatigue pas, l'aluminium n'a pas cette limite. Même les plus faibles contraintes issues d'une utilisation normale et répétée du cadre finiront par entamer les caractéristiques initiales du cadre. On estime qu’un cadre aluminium perd de sa qualité de rigidité au bout de 3 années complètes d’utilisation régulière. Ce phénomène de fatigue du cadre est limité par une construction et une géométrie très étudiées. Ainsi, à diamètre égal, les tubes en aluminium sont moins rigides que les tubes en carbone. Pour compenser ce manque relatif de rigidité, les tubes en aluminium ont un diamètre volontairement supérieur à celui de leurs homologues en titane ou en carbone. Cette augmentation de diamètre aboutie généralement à un cadre significativement plus rigide. L’apparition du cadre dit " slooping ", cher à GIANT, précurseur dans le domaine, répond (en plus du surdimensionnement des tubes) à cette demande de rigidité accrue et de rendement maximum dans le temps. Cette rigidité, synonyme de nervosité, de précision et de rendement est très cher aux yeux d’une grande majorité de cyclistes. Des alliages aluminium de type CU92, directement issus de l’aéronautique, ont fait des cadres aluminium " haut de gamme " des cadres très compétitifs tant en termes de légèreté que d’efficacité et de rendement.
Le titane
Le titane est certainement le métal le plus exotique et le plus cher qui est communément employé dans la construction des tubes de cadre. Il combine de nombreuses caractéristiques recherchées par certains utilisateurs telles que le très bon ratio solidité / poids / confort ou encore son excellente résistance à la corrosion.
La relative rigidité du titane (quoique très inférieure à celle du carbone) permet d'employer dans la majorité des cas des tubes de diamètre correct, même si des tubes de diamètre supérieur permettent d'améliorer significativement cette rigidité. Longtemps utilisé pour ses qualités de confort, le titane perd régulièrement de sa notoriété au profit du carbone plus rigide, plus actuel et très léger.
Beaucoup d'alliages de titane et mêmes des tubes spécifiques ont été originellement conçus pour l'industrie aérospatiale. Les cadres titanes sont principalement fabriqués sur mesure. De part les coûts ajoutés élevés de la matière et de la main d’œuvre nécessaire pour la fabrication, les cadres en titane sont onéreux et n’intéressent plus aujourd’hui qu’une toute petite partie des cyclistes.
Fibre de carbone
La fibre de carbone, structure composite , est le seul matériau non métallique utilisé couramment dans la fabrication des cadres de vélo. La fibre de carbone est très légère, résistante à la corrosion et ne perd aucune de ses caractéristiques initiales dans le temps. C’est une matière très onéreuse. De part ses qualités, les fibres de carbone peuvent être utilisées de très nombreuses façons, ce qui participe largement à son succès commercial. Un cadre carbone peut être conçu et élaboré pour une utilisation très précise. Les fibres très maléables permettent, grâce à un tressage élaborée et approprié, une conception sur mesure des qualités demandées à un cadre carbone léger, efficace voir confortable et même aérodynamique. Certaines parties du cadre peuvent être élaborées précisément pour une rigidité et une motricité maximale, alors que certaines parties du cadre seront plus " souples " pour accroître le confort. Cette notion de modelage dans le concept de l’élaboration d’un cadre ne peut être reproduite avec des alliages aluminium ou titane. D’où le succès incontesté chez les constructeurs pour ce matériau, et ce malgré son coût élevé.
Certains cadres en fibre de carbone utilisent des tubes cylindriques qui sont collés entre eux à l'aide de manchons en aluminium ou en carbone (cadres type Look), tandis que d'autres cadres font appel à une fabrication de type monocoque et donc conçu en une seule pièce (cadres type Giant, Cervélo, Willier, Kuota…) ce qui les rend techniquement plus nerveux et efficaces dans les relances.
Alors que ces cadres en matériaux composites sont excessivement légers et nerveux, ils ont une résistance aux chocs nettement inférieure aux cadres en aluminium et sont donc plus sensibles aux dommages en cas de chute ou d'accident.
@BientôtWILL
Voici quelques adresses internets qui vous seront peut être utiles si vous cherchez des informations particulières sur un article que vous désirez. Alors à vos stylo et bonnes recherches...
GIRO : www.giro.com LOUIS GARNEAU : www.louisgarneau.com
SELEV : www.selevhelmets.com CARNAC : www.carnac-sport.com
DMT : www.italvet.fr NORTHWAVE : www.northwave.com
SHIMANO : www.shimano.com SIDI : www.sidisport.com
TIME : www.timesport.fr ITM : www.itm.it GIANT: www.giant.fr
FSA intenational : www.fullspeedahead.com
VITTORIA : www.vittoria.com TOP LIGHT : www.blue-caps.com
CAMPAGNOLO : www.campagnolo.com CORIMA : www.corima.com
FRM : www.frmbike.com GIR'S : www.girs.fr
LITESPEED : www.amiricanbicyclegroup.com MAVIC : www.mavic.com
SHIMANO : www.shimano-europe.com STRONGLIGHT : www.stronglight.com
USE : www.pouss.fr ZIPP : www.girs.fr
FREE STYLE COMPONENTS : www.fs-components.fr
d'autres viendront compléter cette liste et pourquoi pas à votre demande......
Petites astuces pour résoudre gros problèmes
Cette rubrique s'asresse à tous les "Mc Gyver" du cyclisme, qu'ils soient VTTisites ou routiers. J'y mettrais des astuces de tout ordre qui nous permettront à tous de résoudre certains petits problèmes récalcitrants ou tout simplement de les éviter. Alors vous qui connaissez d'autres astuces, n'hésitez pas à me les faire parvenir dans l'onglet "commentaires" de cette article, je les mettrais en ligne afin d'en faire profiter au plus grand nombre..... merci !
***** PROTEGER son JEU de DIRECTION l'hiver... Durant l'hiver, nos jeux de direction sont mis à rude épreuve par les différentes projections qu'ils subissent tout au long de la route. Pluie, sable, terre finissent irrémédiablement à s'infiltrer dans nos belles cartouches de direction qui n'apprécient guère le traitement. La solution est toute simple. Il exixte dans les rayons V.T.T. , des petites bandes néoprènes qui se scratchent tout autour de le douille de direction au niveau même du passage de la pluie, du sable ou de la terre. C'est également radical et cela protège très efficacement vos jeux de direction l'hiver.
***** AXE DE PEDALIER Toujours en période hivernale, l'axe de pédalier se met à craquer intempestivement. Pluie, boue, sable pénètrent essentiellement par le haut du tube de selle, s'écoulant doucement (mais sûrement) vers l'axe. L'axe rouille, les filets s'encrassent de boue et grain de sable... Pour éviter cela deux choses. D'abord mettre un bout de chambre à air (coupée en rondelle) d'environ 4 à 5 cm et l'insérer en niveau où la tige de selle entre dans le cadre, de façon d'empêcher l'écoulement de saletés dans le cadre vers l'axe. Puis, lorsque vous remontez votre axe dans le cadre, bien le graisser bien sûr (graisse blanche, le top!), mais ajouter deux tours de ruban téflonné que les plombiers utilisent pour faire de l'étanchéité. Rajoutez de la graisse sur le téflon.C'est la meilleure arme que j'ai trouvé jusqu'alors contre les craquements.... Voilà..
***** ANTI CREVAISON En période hivernale, sillex et petits cailloux prennent un malin plaisir à venir entailler nos tendres pneus. Si cela ne provoque pas immédiatement une crevaison, l'intrus s'efforce de s'insérer dans le pneu jusqu'à y rencontrer "dame chambre à air". Dès lors la crevaison est inévitable. Pour éviter ces deux cas de figure, il existe un moyen qui allourdit quelque peu vos roues le temps de l'entrainement hivernal, mais qui est bigrement efficece. Achetez une bandelette anti crevaison de VTT (à découper en deux dans le sens de la longueur) ou pour ceux qui en trouvent, des bandelettes anti crevaison de roue de route. Mettez sur le fond de votre pneu (nettoyer et sec au préalable) un peu de talc afin de faciliter la mise en place de la bande anti crevaison. Placez votre chambre à air très légèrement gonflé dans le pneu, puis par le coté, insérer entre le pneu (partie haute bien sûr) et "dame chambre à air" la dite bandelette. L'opération, quelque peu fastidieuse, vous permettra d'éviter bon nombre de crevaison. (à condition de retirer après chaque sortie, les éventuels sillex venus s'insérer dans le pneu....) Voilà,,, bonne route sans crevaison
***** CALES QUI "COUINENT" Qui n'a pas pousser la "gueullante" en entendant ses cales "couiner" à chaque tour de pédales? Dès que les cales ont été utilisées quelques temps, et ont subi quelques sorties abrasives sous la pluie, la couche de protection qu'elles possèdent à neuf, disparaît. Dès lors le frottement des parties en contact des cales et des pédales provoquent ce "couinement" tant apprécié des coureurs. Pour éviter cela : en hiver, mettre une paire de chaussette en coton par dessus votre paire de chaussures (et donc de vos cales) cela arrêtera immédiatement le vilain petit bruit. En période plus estivale, mettez régulièrement une petite couche de graisse téflonnée entre cales et pédales. L'effet est également immédiat. Dans les deux cas, vous retrouverez la quiétude des routes calmes et paisibles de nos belles régions françaises.....
***** Protéger ses pieds du froid Aie aie aie!!!! Que c'est pénible l'hiver d'avoir froid aux pieds... (c'est le vécu de tous). Alors bien évidemment, il y en a qui vous dirons qu'il n'y a rien à faire contre le froid. C'est en partie exact. Par contre on peut essayer d'éviter au maximum cette sensation de froid intense et à la limite douloureuse qui vous pourrit une fin de sortie pourtant si bien engagée. Je vous propose un coktail de solutions à adapter aux différentes situations que vous risquez de rencontrer. Tout d'abord bien sûr, les éternelles couvre-chaussures en néoprène. Idéales pour les froids secs sans excès, ces couvre-chaussures, même en néoprène, ont leurs limites utillisées seules. Lorsque la pluie ou l'humidité s'invite avec le froid, il faut absolument rajouter à cette solution, un sac en plastique au dessus de chaque chaussure, qui coupe le pied de l'humidité extérieure. Voilà une première solution très efficace et testée par moi même. Si le froid est intense, rajoutez une paire de chaussettes en coton entre la chaussure et le plastique. Vous vous retrouverez alors avec votre chaussure recouverte dans l'ordre d'une chaussette puis d'un sac plastique et finalement du couvre-chaussure en néoprène. Si vous transpirez des pieds, inversez le plastique et la chaussette. Cela vous permettra de mieux absorber l'humidité dégagée par vos pieds. Voilà les petits trucs que j'ai moi même adoptés l'hiver. Une dernière solution est de se couvrir les pieds avec une pommade chauffante (style Musclor, Algipan), qui rajoutée avec la solution décrite au dessus, vous permettra de braver toutes les formes de froid que l'on puisse rencontrer sur les routes par temps de froid ou d'humidité ..........
***** Protéger son CADRE d'une USURE PREMATUREE Les cadres, qu'ils soient en carbone, en alu ou en titane ne sont pas taillés dans le roc. Les cadres d'aujourd'hui sont tellement légers que leur structure peut en être fragilisée rapidement par différentes formes de frottement si on ne fait rien pour contrecarrer le phénomène. La douille de direction par exemple, ainsi que le tube horizontal du cadre au niveau du frein arrière subissent un agression quasi permanente des gaines en fonction. En effet dès que l'on bouge le guidon ou dès que l'on freine, la gaine vient frotter sur le cadre, parfois même de façon assez brutale, de telle manière que si l'on ne protège pas ces endroits précis de contact, le cadre se creuse assez vite et se fragilise de façon irréversible. La solution est d'abord de bien faire attention à ne pas couper ses gaines trops courtes lors du montage du vélo, car cela amplifie le phénomène du contact brutal de la gaine en fonction sur le cadre. Puis équipez votre vélo de petits tubes de protection en néoprène que l'on glisse sur la gaine du vélo et que l'on positionne au niveau du contact. C'est radical et très efficace. Vous trouverez cette pièce chez tous les bons vélocistes, voir même chez décathlon.
De la même manière, mieux vaut protéger la base arrière droite de son cadre par une protection parfois même assez sommaire, mais qui évite les chocs directs de la chaine dû, par exemple, à un passage chaotique sur une route plutôt cabossée. Ce genre de protection se vend chez les vélocistes ainsi que dans les rayons de chez décathlon. Une bande autocollante "décor carbone" découpée à la mesure et que l'on trouve chez norauto, par exemple, fait tout à fait l'affaire et reste une solution très "look" pour les cadres de type carbone.
***** Protéger sa selle l'hiver.... Tout comme les jeux de direction, nos selles subissent de plein fouet toutes les agressions hivernales : le froid, la pluie, le sable ou le terre, le frottement du collant parfois humide et maculé de boue. Ce mélange détonnant a pour conséquence de fragiliser et d'user prématurément le dessus de la selle. C'est absoluement inévitable. Par contre ce qu'il l'est moins, c'est de penser à nourrir sa selle après chaque sortie humide avec une crème de type "Barane transparent" (que vous pourrez utiliser sur vos chaussures d'ailleurs). Bien faire pénétrer cette crème protectrice devrait sans aucun doute permettre à votre selle de passer un hiver plus clément ainsi qu'augmenter son espérance de vie de façon très nette. Et puis soyez en certain, votre selle vous le rendra bien lors de ces longues sorties que vous envisager peut être de faire cette été.......
***** Astuce pour fil à boyaux Merci à philippe pour cet astuce ! Il se reconnaîtra..... Il est en effet parfois difficile de trouver du fil à boyaux. Certains vélocistes pouvant aller jusqu'à vous prendre pour un extra- terrestre! Si vous ne trouvez pas de fil à boyaux de type jantex, vous pouvez vous dépannez comme suit : profitez d'une ballade à proximité de la mer pour acheter du fil à voile dans un shipchandler. Très costaud, résitant à l'eau, la colle etc, ne s'allonge pas... du fil de 3/10 ou 5/10 remplace le fil à boyau à un prix avantageux.
Et voilà, le tour est joué...... Merci Philippe @BientôtWILL
Un projet de sortie, parapluie ou tee-shirt . Indispensable la météo...
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EXPLICATIONS SUR LES FONDAMENTAUX
DE
LA PERFORMANCE DU CYCLISTE.
(velo101.com).
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Connaisseurs, nostalgiques, envie de vous informer, les palmarès des plus grands(et des moins également) sont sur ce site. Alors à vos plumes les futurs "Paulo la
science"...
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Le cannibale, le blaireau.... ils ont tous un surnom. Ces champions
d'exception auront marqué par leur domination et leurs carismes plusieurs génération de coureurs. Anquetil, Merckx, Hinault, Martens, Jalabert et bien d'autres
encore....
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PUISSANCE MAX
Vous trouverez dans cette rubrique quelques indications théoriques sur la puissance mais aussi
l'ensemble des données de base nécessaires à la mise en place d'un entraînement basé sur la puissance. (visitez le site...)
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